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Donnant-donnant entre actionnaires et PDG au détriment des salariés

Alors qu’une nouvelle journée de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites aura lieu demain, faut-il admettre que le financement des retraites des retraités est devenu impossible sans une augmentation du nombre d’années de travail des actifs ? Pour éclairer le sujet, il convient de revenir sur l’annonce faite la semaine dernière par le conseil d’administration de TotalEnergies concernant la rémunération de son PDG Patrick Pouyanné pour l’année 2023. Le 26 mai, ce conseil d’administration proposera de actionnaires de voter une augmentation de 10 % de la part variable du salaire du directeur général lors de leur assemblée générale.

En 2022, la rémunération totale du PDG de Total s’est élevée à 5 944 129 euros. La partie fixe de cette rémunération atteint 1,5 million d’euros. De ce fait, la part variable de la rémunération annuelle du PDG de Total a atteint 80% de la somme totale perçue par Pouyanné l’an dernier. La hausse de 10 % de cette part variable qui doit être votée le 26 mai pour 2023 vise à la récompenser, suite aux bénéfices empochés par Total en 2022 dans le monde. Ils s’élèvent à 20,5 milliards de dollars, soit 19,1 milliards d’euros. Sans le retrait de la Russie, décidé l’an dernier, les bénéfices de Total se seraient élevés à 33,5 milliards d’euros pour l’année 2022.

Total applique les recommandations d’Emmanuel Macron Pour réaliser de tels bénéfices, les grandes entreprises comme Total compressent au maximum la rémunération de leurs salariés. Ils surexploitent ces mêmes salariés dans un grand nombre de pays à faible coût du travail, mais aussi dans des pays capitalistes développés comme la France.

C’était d’ailleurs ce que recommandait le cahier de programme publié sous le titre « Révolution » (1) par Emmanuel Macron en novembre 2016 pour mener sa campagne présidentielle de 2017. sous la présidence de François Hollande et a donné, de la page 85 à la page 87, sa vision de la défense des patrons en ces termes :

« Pour investir dans l’innovation, les entreprises doivent reconstituer leurs marges et donc réduire le coût du travail, de l’énergie et du capital. À cet égard, le quinquennat actuel aura marqué un tournant, notamment en matière de coûts salariaux. Le « crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE) et le « pacte de responsabilité et de solidarité » auront donné des marges de manœuvre aux entreprises et stoppé l’hémorragie de l’emploi.

Je veux que les choses soient claires dans ce domaine. Je veux réduire les prélèvements sur les entreprises qui nuisent à leur compétitivité et soutenir l’investissement productif. Pour ce faire, entre autres, je transformerai le crédit d’impôt compétitivité emploi en allègement de charges et je déciderai d’autres allégements ou suppressions de cotisations sociales patronales. Des économies sur les dépenses publiques et une…

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