Le projet de bauxite de Minim-Martap est confié à la société australienne Camalco, déjà chargée de l’exploration, et qui devra désormais valoriser les importantes réserves du sous-sol camerounais.
Le Cameroun s’apprête à franchir une étape majeure de son développement minier. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute, représentant personnel du chef de l’État, est arrivé ce matin à Ngaoundéré pour présider la cérémonie de pose de la première pierre du projet d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap.
Son avion a atterri à 11 h 26 sur le tarmac de l’aéroport de Ngaoundéré, où il a été accueilli par le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, entouré des forces vives locales.
Selon les estimations, Minim-Martap recèle environ 99,1 millions de tonnes de bauxite, avec une teneur en oxyde d’aluminium de 50 %.
Ce vaste chantier industriel comprend plusieurs volets stratégiques : la construction d’une mine à ciel ouvert, la construction de 45 kilomètres de route entre Minim et la gare de Makor, des aménagements ferroviaires jusqu’au port autonome de Douala.
L’instauration future d’une usine de transformation en alumine devrait s’ajouter dès 2027. Un projet structurant qui place la région au cœur de la future chaîne de valeur de l’aluminium.
Avec un potentiel de plus de 99 millions de tonnes de bauxite exploitables sur deux décennies, Minim-Martap pourrait propulser le Cameroun parmi les acteurs clés du marché mondial de l’aluminium.
Les retombées économiques s’annoncent prometteuses : l’État percevra 10 % de la valeur du minerai, tandis que les communautés locales bénéficieront de 1 % du chiffre d’affaires, sans oublier les dividendes et impôts générés par l’activité.
Au-delà de la dimension industrielle, cette initiative est porteuse de retombées socio-économiques considérables pour la région de l’Adamaoua : création d’emplois directs et indirects, dynamisation du tissu économique local, et amélioration des conditions de vie des populations.







