La destitution du Maire René Manfo de la commune de Njombé-Penja et de son 4ème Adjoint, Tchuente Médard, lors d’un conseil municipal extraordinaire, a récemment suscité des interrogations et des débats au sein de la communauté locale. L’acte de destitution, adopté par délibération en présence du préfet du département du Moungo, a été perçu par certains comme illégal et a été critiqué par le président de l’Association Communes et Villes unies du Cameroun, Augustin Tamba.
Dans une correspondance adressée au ministre de la Décentralisation et du développement local, Augustin TAMBA a exprimé ses préoccupations quant à la tenue de cette session extraordinaire et a demandé au ministre de reconsidérer la décision de destitution. Selon lui, les tensions au sein du conseil municipal de Njombé-Penja étaient déjà gérées de manière minutieuse par le ministère du Développement local et de la Décentralisation (MINDEVEL). Il a donc suggéré au ministre de suspendre la tenue de cette session.
La destitution du Maire René Manfo a été contestée par ce dernier, qui la considère comme illégale. Les détails précis de cette destitution n’ont pas été rendus publics, car les travaux du conseil municipal extraordinaire étaient interdits au public et aux médias.
Cette décision controversée soulève des questions quant à la légitimité de la destitution et à la procédure suivie lors du conseil municipal extraordinaire. Les citoyens de Njombé-Penja et les observateurs locaux attendent avec impatience de plus amples informations sur les raisons de cette destitution et sur les prochaines étapes à suivre.
Il est essentiel que les autorités compétentes examinent attentivement cette affaire afin de garantir la transparence et la légalité des processus décisionnels au sein des collectivités locales. La destitution d’un maire est une décision importante qui doit être prise avec prudence et en respectant les procédures légales établies.
Le ministre de la Décentralisation et du développement local, Georges Elanga Obam, devra tenir compte des préoccupations exprimées par l’Association Communes et Villes unies du Cameroun et évaluer attentivement la situation avant de prendre toute décision ultérieure concernant cette affaire.







