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des élus écologistes mis sur écoute illégalement

La criminalisation des militants écologistes jusqu’à celle des élus. Mercredi, Le Canard enchaîné révélait les consignes données par le ministre de l’Intérieur visant à entraver, par tous les moyens, la lutte des militants anti-bassin, qui se réunissent samedi dans les Deux-Sèvres, pour un rassemblement d’une grande ampleur, pour lequel l’exécutif a mobilisé 3 200 policiers. « Filature, infiltration, piégeage d’ordinateurs, surveillance, pose de balises, géolocalisation, écoutes administratives… », le journal satirique l’usage disproportionné des moyens légaux contre des militants qualifiés de « éco-terroristes » par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, lors du rassemblement à Sainte-Soline, fin octobre.

« En mettant en relation un militant écologiste, il fallait écouter les élus. Ce que la loi nous interdit strictement, révèle, dans l’article, un officier du renseignement. Suite à ces révélations, la secrétaire nationale EELV Marine Tondelier, se dit inquiète « d’une criminalisation de l’écologie » et proteste que « de tels moyens de surveillance sont déployés contre les militants pacifistes ».

Dans une lettre ouverte, le responsable écologiste interpelle le Premier ministre sur ces dérives, et annonce la saisie de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. « Ces écoutes téléphoniques s’ajoutent à l’utilisation de plus en plus fréquente par les services de l’Etat de la loi dite séparatisme pour empêcher les activités des associations environnementales », écrit-elle, évoquant l’intensification de la répression des militants. Comme en interdisant certains rassemblements, comme ceux prévus les 24, 25 et 26 mars, dans les Deux-Sèvres. Un décret du 17 mars considère ainsi que les organisations à l’origine de la mobilisation sont « connus pour leur incitation à la désobéissance civile ainsi que leurs actions radicales et violentes. »

A ces censures s’ajoutent également une série d’arrestations, de gardes à vue, de procès, de menaces de dissolution et de perquisitions contre les opposants aux bassins. Le 17 mars, Julien Le Guet, figure de la lutte, a été placé en garde à vue pour des faits remontant à octobre 2022. Le collectif Bassines Non Merci, dont il est le porte-parole, dénonce « une tentative grossière d’intimider les opposants aux bassins et à l’agriculture industrielle », et une » arsenal répressif » développeur« les inquiétudes préfectorales à la veille de ce qui s’annonce comme une manifestation massive et historique ».

Grb2

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