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Décès de Narcisse Kouokam : le Cameroun perd un pilier de l’humour

L’humoriste Narcisse Kouokam s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé.

Une nouvelle qui « pektube », comme il aimait le dire dans l’un de ses célèbres sketchs. Celle du décès de Nar6 Kouokam. La communauté humoristique et artistique nationale est en deuil. « L’honorable » siège désormais dans l’hémicycle de l’au-delà.

L’humoriste s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé où il séjournait depuis quelques semaines. Il ne retrouvera plus son embonpoint après une opération chirurgicale subie le 22 juillet dernier. Narcisse Kouokam quitte la scène à l’âge de 63 ans en laissant derrière lui trois enfants et plusieurs petits-enfants.

« Tonton Kouakou », tel qu’il se faisait appeler en famille, s’est toujours laissé consumer par sa passion. Une passion à laquelle il va se consacrer pleinement en démissionnant de ses responsabilités de responsable de la communication du Crédit agricole Cameroun.

Avant ce chapitre professionnel, il s’est occupé des relations publiques de la Société de transport urbain du Cameroun. Ancien volleyeur, Narcisse Kouokam s’est livré à l’exercice des contres, de montée au filet et de smashs.

Dans le salon de son domicile au quartier Mendong à Yaoundé dans le sixième arrondissement, un ballon de volleyball est intégré dans le décor. Auteur de « J’apprends vite à rire, mon livre unique de comique », il s’est adonné à la musique à travers plusieurs compositions telles que « Appelez-moi honorable » ou encore « La coupe est pleine ».

En compagnie de noms tels qu’Ottou Marcelin, Coco Ateba, Essindi Mindja, Claude Ndam, il va animer au début des années 80 le programme radiophonique « Roue libre » piloté par Lucien Mamba sur les antennes de Radio Cameroun.

Une rampe de lancement qui va précéder des sketches mémorables tels que « Mbongo tchobi », « Coup franc », « Le match Nord-Sud » et le fameux « Téléphone circulaire ».

Avec subtilité, satire et comédie, il a toujours peint la société camerounaise en se saisissant des tendances et dérives du moment. Troisième d’une fratrie de huit, Narcisse Kouokam laisse une œuvre artistique de qualité dont certaines pièces brillent par leur atemporalité.

Yannick ZANGA | Cameroon Tribune

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