Ce dimanche marque le début de la campagne électorale au Tchad en prévision de l’élection présidentielle du 6 mai prochain. Pendant 21 jours, les 10 candidats retenus par la Cour constitutionnelle vont parcourir tout le pays, malgré les fortes chaleurs, pour séduire l’électorat.
À la tête de l’État tchadien depuis trois ans, le général Mahamat Idriss Déby compte sur la coalition « Tchad uni », regroupant plus de 200 partis politiques, pour mener sa campagne électorale. Cette coalition est principalement menée par le MPS, fondé par le père de Déby en 1990.
Cependant, l’opposition dénonce les préparatifs du scrutin, affirmant qu’il est destiné à « légitimer » le pouvoir en place.
Parmi les neuf candidats en lice, le Dr Succès Masra est considéré par les spécialistes comme le principal concurrent de Mahamat Déby. Ancien cadre de la Banque africaine de développement et virulent opposant, il a récemment conclu un accord avec le pouvoir de transition, lui offrant le poste de Premier ministre depuis janvier de cette année.
Il faudra également compter avec Albert Pahimi Padacké, ancien Premier ministre arrivé deuxième à la présidentielle de 2021, Lydie Beassoumda, seule candidate féminine, et Théophile Bongoro, déjà candidat il y a quatre ans.
Cette campagne électorale se déroule dans un climat tendu, marqué par le décès tragique de Yaya Dillo, cousin et critique acerbe de Mahamat Idriss Déby, lors d’un assaut contre son domicile par une unité d’élite du pouvoir, il y a près de deux mois.






