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de quoi tolérer l’homophobie dans le sport !

LE Révélations du Bureau d’enquête de Journal de Montréal concernant les violences physiques et homophobes d’un entraîneur de hockey M18 AAA, Arnaud Dubé, a conduit ce dernier à démissionner brièvement de son poste, qu’il a rapidement réintégré.

Ce retour au pouvoir n’est pas étranger à la lettre d’appui rédigée par les membres de son équipe, les Élites de Jonquière. Les signataires justifient publiquement leur démarche en soutenant qu’ils n’ont subi aucune violence physique ou psychologique de la part de M. Dubé depuis sa sanction.

Bien pour vous.

Enjeu sociétal

Cependant, la question de la violence de M. Dubé ne s’arrête pas aux joueurs immédiatement placés sous sa tutelle, dans la mesure où ses fautes s’inscrivent dans un problème de société beaucoup plus large, trop longtemps banalisé. L’homophobie dans les sports masculins, le hockey en particulier, est extrêmement bien documentée, tant dans les médias que dans la littérature scientifique. Les athlètes ouvertement gais sont rares au hockey, au football, au basketball ou au soccer pour une raison simple. Ils vivent dans des environnements hostiles, dans lesquels ils sont la proie du harcèlement psychologique, de l’humiliation sexuelle et, finalement, de l’ostracisme.

Combien d’homosexuels n’ont jamais pu évoluer dans une équipe sportive parce qu’ils se sont heurtés à des cultures intolérantes relayées par les propos du coach ? Dans ce dossier, les homosexuels forment une catégorie d’acteurs très importante, avec des revendications légitimes et urgentes. Ces griefs doivent être considérés dans le processus de sanction et de réhabilitation de l’entraîneur.

La punition!

À cet effet, la punition initiale de M. Dubé est au mieux maladroite, au point qu’il aurait peut-être été plus approprié de le convoquer directement devant la Commission des droits de la personne. La rééducation de l’entraîneur aurait été socialement plus acceptable s’il avait fait l’objet d’une sanction plus sévère qu’un risible entraînement de trois à cinq heures.

Du point de vue de la légitimité procédurale, une formation à peine suffisante pour regarder un documentaire comme franchir la ligne (2019) envoie un signal très contre-productif de la banalisation de la violence. Par son laxisme, le comité de protection de l’intégrité porte donc une coresponsabilité dans le dérapage de ce dossier. En réponse, la ministre responsable des Sports, Isabelle Charest, a signalé son intention de renforcer les mécanismes du Comité, ce qui mérite d’être encouragé.

Chers joueurs de hockey, sachez que nous nous dirigeons progressivement vers un modèle sportif citoyen qui rompt avec la culture détestable coup frappé. Nous ne tolérons plus les initiations sexuellement violentes, ni les insultes raciales. La lutte contre l’homophobie est une pierre importante dans cet édifice. Compte tenu du défi, résoudre ce…

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