La défaite cuisante des Lions Indomptables du Cameroun face aux Lions de la Teranga du Sénégal lors du deuxième match de la phase finale de la Coupe d’Afrique continue de susciter des réactions et des critiques. Certains panélistes camerounais ont pointé du doigt Samuel Eto’o et Rigobert Song, respectivement manager général et entraîneur de l’équipe nationale.
Lors d’émissions télévisées hebdomadaires, plusieurs intervenants ont exprimé leur frustration et leur mécontentement quant à la gestion de l’équipe nationale. Pierre Binyam a critiqué la manière dont Samuel Eto’o gère l’équipe, soulignant son utilisation fréquente du terme « je » et remettant en question son style de management.
Théophile Awana, dans une émission sur Vision 4, a évoqué le choix de Rigobert Song en tant qu’entraîneur, remettant en question certaines de ses décisions tactiques, notamment le remplacement de joueurs clés.
Abel Elimbi Lobe a été particulièrement virulent, remettant en question la compétence de Samuel Eto’o en tant que bureaucrate à la tête de la FECAFOOT. Il a critiqué le recrutement de joueurs à l’étranger, les qualifiant de « mercenaires », et a suggéré que le football camerounais devrait être dirigé par des administratifs plutôt que des anciens footballeurs.
Cependant, Emile Fidieck, directeur de publication de EcoMatin, a apporté son soutien à Samuel Eto’o et Rigobert Song, soulignant la volonté de voir l’équipe dirigée par des Camerounais. Il a appelé à la création de légendes nationales et à la confiance envers les générations futures.
Cette crise souligne les tensions persistantes autour de la gestion du football au Cameroun, mettant en lumière des questions de leadership, de prise de décision et d’attentes du public. La FECAFOOT est désormais sous pression pour réagir et apaiser les inquiétudes des supporters.







