Au cœur de la crise actuelle entre la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et le gouvernement camerounais, de nombreux compatriotes et certains journaux expriment leur regret vis-à-vis de l’ancien président de la FECAFOOT, Iya Mohamed, actuellement détenu à la prison de Yaoundé Kodengui.
« Iya Mohamed a dirigé la FECAFOOT avec succès sur tous les plans. C’est maintenant qu’on va comprendre sa grandeur, même s’il n’était pas parfait comme Samuel Eto’o, » clame Ndamba Web, une page sportive populaire. « En 2007, Iya Mohamed n’était pas d’accord avec le recrutement d’Otto Pfister comme sélectionneur, mais il a tout mis en œuvre pour que ce technicien travaille en toute sérénité, » ajoute la même source.
Iya Mohamed, qui a dirigé la FECAFOOT de manière remarquable, est maintenant rappelé pour sa capacité à gérer les tensions et à apaiser l’environnement des Lions Indomptables. Malgré l’absence de matches de préparation, sous sa gestion, le Cameroun a réalisé une performance honorable à la Coupe d’Afrique des Nations 2008 au Ghana. « Si ce n’était l’erreur fatale de Rigobert Song en finale, le Cameroun aurait pu remporter cette édition de 2008, » poursuit Ndamba Web.
La nostalgie de l’ère Iya Mohamed se manifeste particulièrement dans la comparaison avec la gestion actuelle. « Il y a un genre de dispute qu’il faut éviter même quand tu as raison. Un grand manager pense d’abord à son pays et met sa fierté et ses intérêts particuliers de côté. Aucun manager de la FECAFOOT n’a fait mieux que Iya. Même pas celui qu’on présente comme parfait, » conclut Ndamba Web, en allusion à Samuel Eto’o, l’actuel président de la FECAFOOT.
Cette crise révèle un sentiment de nostalgie et de respect pour Iya Mohamed, malgré ses imperfections, soulignant l’importance de la stabilité et de la gestion apaisée pour le bien du football camerounais.







