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Covid-19 : mesures barrières à géométrie variable à l’Ouest du Cameroun

L’opposé des cérémonies officielles où l’on veille au grain, les célébrations privées sont l’objet de relâchement.

La récente cérémonie de remise des médailles au titre du 20 mai, a été l’occasion d’observer les autorités mettre en application les mesures barrières, Lavage des mains dès l’arrivée, distanciation sociale et port du masque facial étaient de rigueur à Bafoussam. Ces mesures sont devenues des réflexes vérifiés au quotidien au sein de la majorité des services administratifs.

Cette rigueur n’est cependant pas appliquée avec la même rigueur partout. Le tour effectué à l’entrée de multiples établissements scolaires de Bafoussam, permet de dresser le même constat. La disparition en grande majorité des dispositifs de lavage des mains. Un manque compensé par une rigueur des surveillants.

Dès l’entrée, ne sont autorisés à entrer au sein des campus scolaires que les élèves qui arbo-rent-leurs masques de protection et présentent leur bouteille de gel hydro alcoolique. Certains parents qui trouvent plus aisé d’avoir de l’eau à disposition en permanence, dénoncent ce qu’ils perçoivent comme « un business or ganisé entre les fabricants de gels et les chefs d’établissements ».

Selon les responsables de la délégation régionale des Enseignements secondaires pour l’Ouest, la mise en œuvre des mesures barrières édictées par le gouvernement et l’OMS est non négociable : elle permet à chaque enfant d’être responsable dans leur application. Malheureusement, le laisser-aller prend corps une fois dans les salles de classe, en majorité surpeuplées.

C’est que l’effectif limité à 50 élèves par classe est difficilement respecté. Par ailleurs, l’arrêté du gouverneur de la région de l’Ouest, suspendant l’organisation des funérailles et conditionnant l’organisation des autres célébrations festives à la présence de 50 personnes au maximum, est diversement respectée.

Des autorités traditionnelles à l’instar de SM Jean Rameau Sokoundjou, le chef Bamendjou, ont suspendu l’organisation de festivals dans leurs villages. « Le Chepan, festival biennal des arts et de la culture du groupement Bamendjou, est une occasion de purifier les fils du village, de les bénir et de prier pour leur prospérité et non pas de les exposer à la mort créée par le Covid-19, à la suite des rassemblements populaires. Nous avons, dans la même lancée, demandé aux populations de renvoyer les funérailles programmées, jusqu’à ce que cette maladie s’en aille », explique le chef Bamedjou.

Contrairement à lui, d’autres chefs ont tenu à organiser des cérémonies traditionnelles festives en y incluant un volet rituel pour « chasser la pandémie sanitaire » loin de leurs contrées. SM Théodore Tchouankam, le chef Batié, a de son côté engagé une croisade pour inviter les fils de son groupement à se vacciner massivement afin de se protéger du coronavirus.

Cameroon tribune

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