Selon plusieurs analystes, les inquiétudes de la France depuis le coup d’Etat au Niger sont plus liées aux raisons économiques.
Paris a perdu le sommeil depuis le Coup d’Etat au Niger. Si les autorités françaises ont tôt fait de dénoncer ce renversement du pouvoir nigérien, c’est surtout pour des raisons économiques. La France, y exploitant des gisements d’uranium pour alimenter ses centrales nucléaires, craint en effet une pénurie d’approvisionnement d’uranium après les évènements du 26 juillet. « Le Niger fournit à la France l’uranium indispensable aux centrales nucléaires. D’où le Conseil de défense », a ainsi affirmé la députée EELV Sandrine Rousseau sur le réseau social X (ex-Twitter) samedi dernier.
De son coté, Sylvain Maillard de la majorité présidentielle a évoqué un « sujet d’inquiétude » sur France info jeudi dernier. « L’uranium fait partie de l’équation, et donc nous regardons ce qui va se passer », a-t-il reconnu.
Depuis 2001, la France a diversifié ses fournisseurs en uranium. Ces 10 dernières années, les chiffres varient fortement d’une année sur l’autre. Mais si on lisse sur la dernière décennie, « 15 à 17 % de l’uranium utilisé en France provient du Niger », avance Teva Meyer. Une part inférieure à celle de pays comme le Kazakhstan ou l’Ouzbékistan.
« Il y a eu une bascule vers l’Asie centrale depuis le début des années 2010, les coûts et les normes environnementales y sont moins importants qu’ailleurs », a affirmé Teva Meyer, maître de conférences en géographie et spécialiste du nucléaire civil à l’Université de Haute Alsace. Le chercheur pense d’ailleurs qu’il n’y a pas de risque de pénurie de l’uranium en France.
D’ailleurs, si la crise nigérienne venait à s’étendre, la France pourrait s’allier avec d’autres fournisseurs notamment le Canada ou l’Afrique du Sud. Dans ces pays, « des mines ont été mises sous sommeil pendant le Covid », affirme Teva Meyer.
ATS
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