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Clochemerle dans le Lot autour des cyprès du cimetière Henri Martin

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Les cyprès de Provence qui embellissent le cimetière de Labastide-du-Vert, où repose Henri Martin, sont au cœur d’une tension politique. Le conseil municipal a voté d’en abattre deux et d’abattre les autres, question de sécurité. Certains habitants s’y opposent, dont la famille d’un membre de l’opposition, invoquant des arguments environnementaux.

Lorsque l’on passe la petite grille du cimetière de Labastide-du-Vert, les voûtes sont dominées par plusieurs cyprès de Provence. Des arbres si chers à Henri Martin, qui repose ici depuis 1943. L’un d’eux a plus de 100 ans, c’est un vestige de ce que le peintre a connu. Contrairement aux autres qui sont plus jeunes.

Récemment, le conseil municipal a voté l’abattage de deux cyprès au bas du cimetière et en haut de tous les autres. « Cela a été évoqué plusieurs fois en conseil. On a fini par voter pour. Maintenant, on attend le feu vert de la préfecture à travers l’accord d’une subvention. Il s’agit de sécuriser les places, mais aussi de gagner de l’espace. On a commencé à exhumer les caveaux abandonnés pour gagner de la place. Deux des arbres empêchent l’exhumation de 5 caveaux », indique Hélène Solivérès, maire de la commune. Dans l’opposition, une voix s’est élevée contre ce projet.

« Ils seront affaiblis »

Henri Lasfargues, dont le frère, conseiller municipal, a voté contre, s’offusque de cette décision. Ce dernier est titulaire d’un bac professionnel paysage et estime que ce projet n’a aucun sens environnemental. « Les cyprès de Provence vont être affaiblis. Étêter un arbre, c’est le blesser. C’est la porte ouverte aux champignons après. C’est un peu comme s’arracher les cheveux, et avoir le crâne à cru », décrit-il.

Henri Lasfargues proteste contre le projet municipal.
DDM Aouregan Texier

Il n’est pas contre le fait que la mairie entretienne le cimetière. « On pourrait venir couper les branches qui dépassent et penchent, même celles qui sont mortes », dit-il. De plus, il estime que l’argument sécuritaire ne tient pas : « les cyprès ont des racines pivotantes. C’est bien connu qu’ils résistent au vent. Et puis, ce n’est pas comme si on subissait beaucoup d’orages à Labastide-du-Vert ». Le quadragénaire pense aussi aux différentes espèces qui vivent dans l’arbre.

Les cyprès chers à Henri Martin

Derrière la tombe d’Henri Martin se dresse un cyprès. « Il va perdre tout son charme », estime Henri Lasfargues. En face du cimetière se trouvent la maison et l’atelier du peintre. « Entre les deux, il y avait un chemin. Henri Martin y avait planté de nombreux cyprès », poursuit l’habitant de Labastide-du-Vert. Le plus ancien des cyprès, qui orne fièrement le cimetière, a été dessiné par le peintre. Ce dernier aimait ajouter des cyprès dans ses tableaux. Ainsi, pour Henri Lasfargues, les détruire, c’est aussi impacter un patrimoine.

Ici, le plus vieux cyprès, centenaire, dernier vestige connu du peintre Henri Martin.

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