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Cinéma Le Festival de Créteil en faveur du mouvement des femmes iraniennes en Iran.

En ce vendredi 31 mars, la Maison des Arts de Créteil bat son plein. En attendant l’annonce des gagnants du concours officiel, le « Woman. Vie. Liberté » vient de commencer sous les applaudissements du public. Cette année, le FIFF a décidé d’organiser une session de soutien au peuple iranien qui, depuis septembre 2022, mène une grande révolution déclenchée par la mort de Mahsa Amini, une jeune fille de 22 ans décédée des suites d’une arrestation par la brigade des mœurs iranienne pour » porter des vêtements inappropriés « .

Dans la grande salle de conférence, le public, composé majoritairement de femmes, s’installe. Ci-dessous, sur scène, Jackie Buet, fondatrice et directrice du festival depuis 1979, laisse Mina Saidi-Sharouz, anthropologue et professeur de cinéma à l’école d’architecture Paris-la Villette, présenter les trois conférenciers invités pour discuter des cinq courts métrages sélectionnés pour l’événement. Vêtue d’une salopette colorée, la cinéaste Mania Akbari monte sur scène accompagnée de son interprète. » Cette révolution ne considère pas les femmes comme des victimes. Il donne un nouveau sens à la situation socio-politique en Iran. « Femmes. Vie. Liberté » est le rugissement historique des voix exclues et marginalisées. Ce mouvement rappelle que la mémoire politique et la mémoire opprimée ont été contraintes de se soumettre à l’histoire officielle « .

Mina Saidi-Sharouz reprend la parole pour présenter l’actrice, réalisatrice et militante féministe Jamileh Nedai, exilée en France depuis 1979. La révolution iranienne a commencé sous le shah. Elle a continué jusqu’à l’arrivée de Khomeiny qui n’a pas fait de révolution. Ce qui nous fait pleurer en Occident, femmes iraniennes exilées, c’est que le monde a parlé de révolution islamique alors qu’il a écrasé la vraie révolution qui se préparait. De nombreux intellectuels français ont fermé les yeux lorsque Khomeiny s’est exilé en France [à Neauphle-le-Château] notamment Michel Foucault, qui est allé le voir, ou Sartre », s’enflamme-t-elle. Le débat est tendu. Asal Bagheri, docteur en sémiologie et linguistique, spécialiste du cinéma iranien, parvient à désamorcer la bombe en recentrant la discussion autour des cinq courts métrages. » Mania a raison. Le mouvement « Femme. Vie. Liberté » parle de tous ces peuples qu’on ne voit pas. », résume le spécialiste.

La génération Z bouscule les codes du cinéma iranien

Les lumières se rallument. Fruits de la génération Z (personnes nées entre 1996 et 2010), les cinq courts métrages sélectionnés portent de fortes revendications politiques derrière le classicisme apparent de leur mise en scène. 48 heures (Azadeh Moussavi, 2020) et Le vent souffle dans la ruelle(Asal Sharif, 2022) ont en commun de mettre en lumière les prisonniers politiques. Dans le premier, un professeur, détenu depuis trois ans en…

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