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Chronique « Sans filtre »: Si c’est ça, le prix…

Chronique "Sans filtre": Si c'est ça, le prix...

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Sans filtre, la chronique de Mémona Hintermann, grande reporter, ancienne membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Bientôt trois mois que l’on ne parle plus que des retraites. Pendant toutes ces semaines, à sillonner le pays, du sud-ouest atlantique à l’Alsace, en passant par Toulouse, Nîmes ou la Vendée, partout, dans les villes, les villages, dans une librairie, sur un marché, partout la même question : à quand remonte la dernière fois que un projet de réforme avait rassemblé tant de générations contre lui ? Celui sur l’école privée des années Mitterrand ? Celle du CPE de l’ère Chirac ? Le mariage pour tous, marqueur du quinquennat hollandais ? Poser la question, à Nîmes, à Montaigu, à Dax, ailleurs, fait sortir un « non !  » sans recours.

Non, nous ne nous souvenons pas d’avoir enduré aussi stoïquement tant de frappes simultanées. Car il y a les jours de « mobilisations » annoncées et tous ces jours inopinés où les ralentissements bousculent nos agendas. Dans les transports, les universités, chez les fournisseurs de carburant, dans les administrations – où le télétravail ne rend plus vraiment service public – partout le pays ralentit. Rapport vérifié semaine après semaine du Nord au Sud, d’Est en Ouest.

Si les syndicats n’ont pas réussi à mettre la France à l’arrêt, le cœur du vieux pays est pris d’arythmie. Ce qui frappe dans les conversations, c’est une colère froide autant que la dénonciation des irresponsables auteurs de violences. Sur ce point, même ceux qui n’ont jamais payé un mois d’abonnement l’avouent volontiers : les syndicats ont jusqu’à présent réussi à jouer un remarquable rôle de pare-feu social. Dans ce paysage immobile – suspendu sur décision des 9 membres du Conseil constitutionnel vendredi – il semble que la Première ministre cherche à prolonger son bail rue de Varenne. L’enfer de Matignon ? Elisabeth Borne sourit.

Inflexible selon les uns, stoïque selon les autres, elle a dépassé les 10 mois et dix-huit jours d’Edith Cresson dans son siège hautement éjectable. Pas de quoi faire oublier qu’elle n’arrive pas à sortir de l’impasse. Le thé et le café n’ont même pas eu le temps de refroidir dans des tasses mercredi. Ses invités – CFDT, CGT et les six autres dirigeants de l’intersyndicale – ont laissé une discussion qui aurait dû avoir lieu bien plus tôt. On ne voit pas comment le chef du gouvernement peut reprendre la main dans un tel marasme.

Forcément, le président de la République apparaît en première ligne. Depuis la Chine, Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de lancer une nouvelle pique à sa nouvelle cible, Laurent Berger. En affirmant que la France était prise dans « une crise démocratique », le leader de la CFDT – le premier…

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