Les chefs d’état-major de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont réunis une nouvelle fois les jeudi 17 et vendredi 18 août au Ghana pour discuter de la possibilité d’une intervention militaire au Niger. Cette réunion fait suite aux démarches de pourparlers avec la junte nigérienne qui n’ont jusqu’à présent abouti à aucun résultat concret.
Initialement prévue le samedi 12 août dernier à Accra, la réunion a été reportée sine die pour des raisons techniques, selon des sources militaires régionales. Cependant, une nouvelle date a été fixée et les discussions se poursuivent activement.
La Russie et le Mali ont exprimé leur position en faveur d’une résolution pacifique de la crise par des moyens politico-diplomatiques. Les présidents des deux pays ont appelé à éviter une intervention armée et à privilégier le dialogue pour résoudre la crise politique au Niger. Ces déclarations ont été faites lors d’un échange téléphonique entre les présidents russe et malien, à l’initiative de ce dernier.
Dans le même temps, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a également souligné l’importance de privilégier la voie diplomatique dans la résolution de cette crise. Il a appelé à rester concentré sur les pourparlers et à éviter toute escalade militaire.
Le département américain de la Défense a également souligné l’importance du partenariat entre les États-Unis et le Niger, affirmant ne pas vouloir voir ce partenariat disparaître. Cette déclaration met en évidence l’intérêt des États-Unis à maintenir des relations stables avec le Niger et à soutenir les efforts diplomatiques pour résoudre la crise actuelle.






