À la suite de l’annonce de la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, l’universitaire et homme politique Vincent Sosthène Fouda a vivement réagi, accusant le régime actuel de dérive autoritaire.
Dans une déclaration au ton frontal, Vincent Sosthène Fouda parle sans détour d’un « coup d’État constitutionnel effectif » au Cameroun :
« COUP D’ÉTAT CONSTITUTIONNEL EFFECTIF AU CAMEROUN
Depuis 2018, Paul Biya est introuvable. Le peuple lui a confié un mandat, qu’il semble avoir transféré — en silence — au Secrétariat Général de la Présidence.
Gouverne-t-on désormais par communiqué ?
Par procuration ?
Par absence ?
Un président qui ne s’adresse plus à la nation, qui délègue l’intégralité de sa parole… c’est l’effacement progressif de l’autorité. Et aujourd’hui, voilà qu’il « revient » par personnes interposées pour annoncer sa candidature en 2025… Une farce institutionnelle.
Ce n’est pas de la stabilité, c’est une confiscation du pouvoir. Ce n’est pas de la gouvernance, c’est du pilotage automatique. Le peuple mérite un chef d’État visible, responsable, et présent — pas un fantôme constitutionnel.
L’heure est venue de dire NON. Non au règne par silence. Non à la manipulation de la Constitution pour rester éternellement au pouvoir. Non à la démocratie transformée en scénario écrit d’avance.
Camerounais(es), levons le voile. Le mandat présidentiel ne se transmet pas comme un héritage. Il s’exerce — ou il se rend ».







