Au 31 décembre 2025, la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris devrait prononcer son verdict sur le litige opposant l’État du Cameroun à la junior-minière australienne Sundance Resources, autour de l’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba, à cheval entre le Cameroun et le Congo. C’est du moins ce que révèle un communiqué publié le 3 septembre 2025 par Sundance Resources.
« Les audiences devant les tribunaux distincts constitués par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) et les conclusions post-audience entre Sundance, le Cameroun et le Congo sont terminées.
À l’issue des séances d’information, les tribunaux de la CCI ne se sont pas engagés à rendre leurs décisions sur les deux affaires distinctes intentées par Sundance contre le Cameroun et contre le Congo.
Sundance a depuis été informée par la CCI que les décisions (sous forme de sentences arbitrales) ne sont pas attendues avant le 28 novembre 2025 pour l’affaire congolaise et le 31 décembre 2025 pour l’affaire camerounaise », annonce la junior-minière australienne.
Pour rappel, après plusieurs tentatives infructueuses d’attirer des investisseurs dans le projet, Sundance accuse à la fois le Cameroun et le Congo de lui avoir retiré le développement du projet minier de Mbalam-Nabeba, pour le confier à des partenaires chinois.
Pour ce qui est du Cameroun, dans son mémoire de réclamation déposé à la CCI en 2022 – l’affaire est devant ce tribunal arbitral depuis 2021 – la junior minière australienne réclame des dommages de 5,5 milliards de dollars – soit 3 401,6 milliards de FCFA, selon le cours du dollar de l’époque.
Cette somme représente 36 fois l’estimation – 94 milliards de FCFA – des dépenses engagées par l’entreprise lors de la phase de recherche, selon l’ancien ministre camerounais des Mines, aujourd’hui décédé.
Le défunt Gabriel Dodo Ndocké estimait, en effet, que le paiement de cette « dette » mettrait un terme à la procédure d’arbitrage. Mais la présidence de la République a refusé cet arrangement, préférant la procédure arbitrale.
Le projet minier de Mbalam-Nabeba porte sur la mise en valeur en deux phases des gisements de fer au Cameroun et au Congo. Sundance Resources tablait sur la production annuelle, dans la première phase, de 40 millions de tonnes de minerai à enfournement direct sur 12 ans.
La deuxième phase consistera à prolonger la vie de l’opération de plus de 15 ans, en produisant un concentré d’itabirite hématite à haute teneur.
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