Joseph Christian Ndzié, un chauffeur-coursier d’une quarantaine d’années, se retrouve au cœur d’une affaire tragique après la découverte de sa relation avec le fils de son employeur. Depuis cet incident survenu le mardi 16 avril 2024 à Nkoldongo, un quartier populaire de la capitale politique du pays, il vit sous la menace de représailles et fait face au rejet de son entourage.
Selon les informations recueillies, Joseph Christian Ndzié travaillait pour un certain Edimo T (ndlr)., qui lui avait accordé un congé pour l’après-midi. Ce jour-là, en rentrant chez lui à l’improviste, Edimo T. aurait surpris son fils, alors âgé de 22 ans, en plein ébat amoureux avec son chauffeur.
Pris de colère, l’homme aurait alors fait appel à son garde du corps et, ensemble, ils vont violemment agresser Joseph Christian Ndzié. Son fils aurait toutefois réussi à interrompre l’agression, permettant ainsi à Joseph d’échapper de justesse au pire. Néanmoins, l’incident a conduit à son licenciement immédiat et au renvoi de son propre fils du domicile familial.
Christian Ndzié, profondément choqué, retourne à son domicile. Mais, la nouvelle de l’incident s’est déjà répandue. Sa famille, informée de la situation, lui interdit l’accès à la maison. Contraint de trouver refuge chez un proche de sa défunte mère, il a commencé à recevoir des menaces de mort par messages anonymes. Un enregistrement vocal reçu qu’il attribue à son ancien employeur laisse peu de place au doute : « Sale pédé, ton sort est scellé, tu as corrompu les mœurs de mon fils, je vais te tuer. ». Pour lui, c’est certain, son ex employeur est derrière ce message.
Face à ces menaces, le quadragenaire quitte Yaoundé pour se réfugier à Douala, où il va être hospitalisé dans un hôpital confessionnel au quartier Nyala après un empoisonnement. Un de ses cousins, Bertrand Alan, le seul que nous avons pu contacter pour confirmer cette version des faits nous confie que Joseph Christian avait été empoisonné par un membre de sa famille qui l’hébergeait à Douala.
Plus tard, il trouvera refuge auprès de prêtres qui lui ont offert l’hospitalité en échange de quelques tâches ménagères. Cependant, il sera de nouveau apeuré lorsqu’il va croiser une des compagnes de son ex-employeur venue à la rencontre d’un prêtre exorciste. Celle-ci, le reconnaissant, l’approche et lui dira avant de le quitter « Même ici, monsieur te retrouvera. Suicide-toi ou quitte ce pays si tu es sage petit frère »
Rejeté par sa famille, qui a même évoqué l’idée de le livrer à la police, Joseph Christian Ndzié vit dans une peur constante pour sa vie. Faute de ressources suffisantes, l’exil lui semble inatteignable, alors qu’il aspire à quitter le pays pour échapper aux persécutions.
Comme lui plusieurs camerounais vivent dans la peur du fait de leur orientation sexuelle. L’homosexualité dans le pays est vivement réprimée par la loi. Le Code pénal dans ses articles 347-1 à 347-3 condamne à jusqu’à cinq ans de prison les actes qualifiés d’homosexuels.








La semaine dernière nous avons brûlé un autre comme toi, sale pédé . Tu dois seulement mourir , tel n’es pas encore le cas erreur de la nature.