Un véhicule transportant des fûts d’essence illégale a pris feu dimanche soir, 9 février 2025, derrière le conseil municipal dans le quartier de Mulang.
L’incident, qui s’est produit vers 19 h 30, a semé la panique parmi les habitants alors qu’une épaisse fumée et des flammes illuminaient la zone.
Des témoins oculaires ont décrit avoir entendu de forts craquements avant que le feu n’engloutisse rapidement le véhicule. L’incendie a fait rage pendant près de trois heures avant que l’équipe de secours de l’armée, dirigée par l’adjudant-chef Taku Paul, ne parvienne à le maîtriser.
« Les flammes étaient terrifiantes et nous craignions qu’elles ne se propagent aux maisons voisines. C’est un miracle que les pompiers soient arrivés à temps », a déclaré un habitant.
Heureusement, le conducteur et son assistant s’en sont sortis indemnes, laissant derrière eux le véhicule en feu. Aucune victime n’a été signalée, mais le véhicule et sa cargaison illicite ont été complètement détruits.
Une catastrophe plus importante évitée
L’intervention rapide de l’équipe de secours de l’armée a permis d’éviter une catastrophe plus importante, car l’essence hautement inflammable aurait pu déclencher une destruction généralisée.
Le commerce de carburant illicite à Bamenda prend de l’ampleur, et les forces de sécurité doivent faire face à des incendies qui leur coûtent même des sommes fixes qu’elles collectent quotidiennement auprès des vendeurs.
« Pour nous, les petits vendeurs, c’est 2000 frs pour la police et le même montant pour les Allemands. Si nous ne payons pas, ils nous rendent la tâche difficile », explique un vendeur à Bamenda.
Un vendeur de gros déclare : « Nous payons 15 000 frs par semaine à tout agent de sécurité qui vient dans leur magasin ».
Plusieurs fois, des mesures de répression ont été prises contre les trafiquants de carburant illicite, mais le commerce continue de prospérer.
Les experts en eau et en énergie affirment que le carburant est souvent stocké dans des zones résidentielles, ce qui présente un risque élevé pour les habitants.
Cet incident à Mulang fait partie d’un problème plus vaste lié au transport illégal de carburant au Cameroun.







