Le silence régnait dans les rues de Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, lors de la réouverture des classes au Cameroun, le lundi 8 septembre, pour l’année scolaire 2025-2026.
Le confinement, apparemment décrété par le leader séparatiste Julius Nye, a contraint des familles à fuir leurs foyers, anéantissant tout espoir de retour à l’école dès les premières semaines de la rentrée scolaire.
Les agences de transport de Bamenda ont constaté un trafic inhabituel le dimanche 7 septembre. De nombreuses personnes ont tenté d’échapper au confinement séparatiste.
L’avenir de la région est en jeu. Si quelques élèves privilégiés, principalement ceux qui fréquentent les internats, peuvent reprendre leurs études, la majorité des écoles restent désertes – un témoignage effrayant de l’impact dévastateur de la crise anglophone actuelle, qui dure depuis neuf ans, et des défis complexes qu’elle pose au système éducatif.
Ce confinement a entraîné la fermeture des écoles et des entreprises dans toute la région, compliquant encore davantage la rentrée scolaire.
En conséquence, un mouvement massif de familles a été déclenché, cherchant refuge dans les villes relativement plus sûres de Douala, Yaoundé et Bafoussam.
Ce déplacement fait suite à des années d’escalade du conflit entre les groupes séparatistes et les forces gouvernementales dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, créant un climat d’instabilité et d’incertitude généralisées.
Les perturbations dans le système éducatif sont considérables. Des milliers d’enfants sont contraints d’abandonner leurs études, mettant en suspens leurs espoirs d’un avenir meilleur.
Pour ceux qui parviennent à atteindre les régions francophones, le défi colossal de l’adaptation à une nouvelle langue et à un nouveau programme scolaire aggrave encore le traumatisme et les difficultés déjà endurés.
La « ville fantôme », fréquemment utilisée par les groupes séparatistes, viserait à accroître la pression sur le gouvernement et à perturber l’activité économique.
Cependant, cette stratégie a un impact dévastateur sur la population civile, infligeant souffrances et créant un climat de peur et de désespoir.
L’impact considérable du confinement sur la fréquentation scolaire n’a fait qu’aggraver les problèmes existants au sein du système éducatif, le poussant au bord du gouffre.
Neuf années de crise ont alimenté de profonds griefs, provoquant des déplacements et perturbant l’éducation.
Sans action rapide pour s’attaquer aux causes profondes de cette crise, les experts préviennent que ses conséquences à long terme pourraient avoir de graves répercussions sur la stabilité, la prospérité et le tissu social de la région, mettant en péril l’avenir de toute une génération.







