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Au Cameroun, les leaders politiques et de la société civile se mobilisent pour la libération d’Alain Fogue et Bibou Nissack

Les leaders politiques, ceux de la société civile viennent de se mobiliser pour cette cause qui concerne 53 militants détenus à Yaoundé.

Depuis quelques jours, certains Camerounais se mobilisent pour exiger la libération des responsables du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), emprisonnés dans le cadre des manifestations pacifiques du 22 septembre 2020. L’initiative lancée par Hilaire Kamga, leader de la société civile et président de l’Offre Orange est suivie par plusieurs responsables politiques parmi lesquels l’honorable Cabral Libii, le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Prcn). « Le citoyen Alain Fogue est un patriote qui a un amour incommensurable pour son pays. Il aurait pu comme beaucoup rester en France et vivre tranquillement », relève Hilaire Kamga.

« A ta suite de Hilaire Kamga, j’appelle à la libération d’Alain Fogue Tedom, Bibou Nissack et les autres. Il est temps de tourner définitivement la page des remous post électoraux », note Cabrai Libii, le président du Pcrn. Plusieurs autres militants du Mrc ont rejoint cette initiative.

Olivier Bibou Nissack, le porte-parole de Maurice Kamto a été arrêté le 22 septembre 2020. Il est détenu à la prison centrale de Konden-gui depuis huit mois. Il a été inculpé par le tribunal militaire pour tentative de rébellion, révolution, attroupement aggravé. Alain Fogue, le trésorier du Mrc a été interpellé dans les mêmes circonstances.

« J’ai été placé en isolement total sans contact avec d’autres personnes, sans possibilité de lire, de regarder la télévision, d’écouter la radio, de lire les-journaux. On ne me sortait de ma cellule que pour récupérer mes repas », peut-on lire dans une correspondance d’Alain Fogue adressée au procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi le 22 décembre 2020.

Le trésorier national du Mrc et le porte-parole de Maurice Kamto ont été conduits au secrétariat d’Etat à la défense où ils ont été détenus pendant un mois. Face aux multiples violations observées, les cadres et militants du Mrc ont initié les procédures de libération immédiate devant le tribunal de grande instance du Mfoundi et la Cour d’appel du Centre. Plus de 53 militants du Mrc interpellés le 22 septembre dans le cadre des manifestations pacifiques sont encore en détention préventive. Les organisateurs de la manifestation pacifique du 22 septembre 2020 contestaient la convocation du corps électoral pour les élections régionales du 6 décembre 2020.

Le Jour

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