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Au Cameroun, 93% du réseau routier est constitué des routes en terre

Une rencontre visant à vulgariser et à enrichir la note de stratégie de maintien de ces axes s’est tenue Yaoundé.

On a tous au moins un mauvais souvenir sur une route en terre. Surtout en saison des pluies. C’est presque toujours un miracle d’arriver à destination sans désagrément en chemin. La circulation sur ces axes n’est pas toujours évidente. Très souvent, ils-sont déformés avec des nids de poule, des bourbiers, etc. les pouvoirs publics préoccupés par cette situation veulent donc y mettre fin.

Un séminaire organisé sous la présidence du ministre des Travaux publics (Mintp) se penche sur la question de l’entretien de ces routes. Il est précisément question de la vulgarisation de la note de stratégie d’entretien durable des routes en terre. Trois principaux réseaux retiennent l’attention : Nord, Sud et Ouest : L’objectif ici est d’explorer les solutions d’entretien de ces axes envisagées et leur mise en œuvre pour au final proroger leur durée de vie. Durée de vie comprise à minimum cinq ans.

« Les ressources allouées chaque année pour permettre d’améliorer ledit réseau ou de conserver son bon état au profit des usagers, sont toujours réduites au regard des besoins nécessaires pour y parvenir. Il est également indispensable de maintenir en permanence ce réseau à un niveau de service appréciable et à un coût optimisé, pour faciliter des échanges et promouvoir une croissance économique forte et durable, aussi bien à l’échelle nationale que locale », a justifié Donat Takuete, directeur général des études techniques au Mintp.

Il devient donc urgent de garder en état de permanente circulabilité les 113 000 km de routes en terre, soit 93% du réseau routier national. Dans la synthèse de la note de stratégie d’entretien durable des routes en terre, il est envisagé comme solutions pour booster leur durabilité ; la limitation de l’influence du trafic par la maîtrise et le contrôle des conditions de circulation des poids lourds sur les routes en terre, autrement dit il est question de renforcer la gestion des barrières de pluies. Il y a également la maîtrise et la limitation de l’influence des conditions climatiques sur la route et une amélioration de la portance du matériau meuble représentant la couche de roulement de ces routes pour une stabilisation.

A ce niveau, il a été précisé que le traitement de chaque chaussée sera spécifique à la zone où elle se trouve (climat, qualité du sol, matériaux disponibles, moyens humains) et de la géologie des différentes régions. Les zones de remontée hydrique vont faire l’objet d’une attention particulière avec la mise en place d’une couche drainante faite avec des matériaux insensibles à l’eau. Les travaux vont s’étaler jusqu’à jeudi prochain mais déjà le Mintp a formulé quelques recommandations.

Emmanuel Nganou Djoumessi prescrit qu’aucune route en terre ne soit traitée sans apport des produits stabilisants ou de produits innovants, que le rapport qualité-prix soit pris en compte. Pour le réseau routier du septentrion qui était sur la table des échanges hier, le Mintp a recommandé le relèvement du niveau des chaussées à au moins 90 cm en plus de la stabilisation. Ees exigences devront figurer dans les dossiers d’appels d’offres.

Cameroon tribune

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