Un nouveau rapport de Reporters sans frontières (RSF) a apporté de nouvelles « preuves accablantes » qui montrent qu’Amougou Belinga était présent sur les lieux lorsque Martinez Zogo a été torturé et tué.
L’organisation de surveillance des médias a révélé que les tueurs de Zogo (au nombre de six) ont été engagés principalement à partir de Yaoundé et que « leurs déclarations et d’autres preuves ont également confirmé la présence de Belinga sur les lieux du meurtre », ajoutant que « l’examen des téléphones des suspects a confirmé que des appels ont été passés entre Belinga et Danwe, et entre Belinga et le ministre de la justice Laurent Esso, le soir du meurtre ».
Selon le rapport de RSF, « des sources très proches de l’enquête font état de la découverte de nouvelles preuves accablantes d’un paiement de 35 millions de francs CFA (environ 53 000 euros) de Belinga à Danwe ».
Justin Danwe, avant son arrestation il y a près d’une semaine, était le commandant en second de l’unité de renseignement camerounaise DGRE et recevait des instructions d’Eko Eko, selon une déclaration antérieure de RSF dans laquelle Danwe était cité lors de ses aveux.
A l’heure où nous mettons sous presse, « Belinga, qui est détenu dans une cellule du ministère de la défense, a demandé à plusieurs reprises à appeler Esso, mais sa demande n’a pas été satisfaite. Entre-temps, RSF a appris d’une source très fiable que Belinga a passé plus d’une heure dans le bureau d’Esso le 3 février, plusieurs jours après avoir fait l’objet de lourds soupçons. »
Le président Biya a été félicité par l’organisation pour avoir rapidement ordonné une enquête sur le meurtre de Zogo et les arrestations rapides qui ont suivi.
Entre-temps, CNA n’a pas vérifié de manière indépendante les affirmations selon lesquelles Belinga a juré qu’il ne tomberait pas seul et qu’il continuerait à citer des noms.
RSF a prédit que le scandale du meurtre « risque d’éclipser le 90ème anniversaire du Président Paul Biya le 13 février » et que Biya « doit sûrement réaliser à quel point l’affaire risque de jeter une lourde ombre sur la dernière période de sa présidence et peut-être d’écarter l’un de ses plus fidèles alliés », une référence apparente au Ministre de la Justice, Laurent Esso.
CNA







