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Assassinat de Kemmede Gamsey : le SDF exige une enquête criminelle

Dans un communiqué signé, mercredi 12 janvier 2022, du Premier vice-président de cette formation politique, le Sdf demande que les coupables soient traqués et condamnés.

S’il existe une organisation politique ayant payé le plus lourd tribut dans la crise sociopolitique qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (Noso), c’est assurément le Social democratic front (Sdf). En dehors de la dispersion de ses militants et potentiels électeurs, déplacés internes de cette sale guerre du Noso, le parti de Ni John Fru Ndi a essuyé de multiples coups inhumains et cruels.

Au-delà de l’érosion de son électorat. Des militants et cadres de ce parti ont été régulièrement ciblés, extorqués, kidnappés, torturés et exécutés. Comment mettre sous 1e boisseau, l’enlèvement du chairman du Sdf, Ni John Fru Ndi dans son Ntarikon naturel, lequel rapt l’a contraint à s’installer désormais dans les encablures de la ville universitaire de Soa.

Pour compléter ce sombre tableau, le Sénateur Henry Kamende, avocat de profession, a été brutalement attaqué, par des hommes armés dans sa voiture, qui l’ont abattu à bout portant, l’ont abandonné, gisant dans une mare de sang. Malgré l’arrivée de secours, il a été transporté vers un centre hospitalier où il a finalement rendu l’âme. Suffisant pour que le Premier vice-président du Sdf, le député-questeur, Joshua Osih monte au créneau.

Forme fédérale de l’Etat

Dans un communiqué de presse rendu public, mercredi 12 janvier 2022, le candidat malheureux du Sdf à la dernière présidentielle d’octobre 2018, estime que le sénateur Kamende «laisse le parti dans ta douteur et sa mort ne sera pas sans conséquence. Malgré les menaces du régime de Yaoundé qui a laissé cette guerre prospérer pour des raisons qu’eux seuts connaissent, ainsi que celles des sécessionnistes qui terrorisent tous ceux qui ne sont pas pour une sécession, le Sdf continuera à prôner ta non-violence et une résolution de ce conflit par l’adoption d’une forme fédérale de l’Etat avec une répartition équitable des ressources, comme solution à cette crise et aux plusieurs autres crises latentes dans le pays».

De cette posture, il apparait, en outre que le Sdf, note que «personne n’a le monopole d’engager un conflit armé et notre position non violente pourrait, éventuellement, être réexaminée».

Bien plus, le Sdf, interpelle les autorités administratives et judiciaires à enquêter avec diligence sur ces crimes, traquer, arrêter les coupables, tes condamner conformément à la Loi. Bon à savoir, ces évènements malheureux et choquants interviennent le jour où le Sdf reçoit t’annonce de la triste nouvelle du décès de Béatrice Anembon Monju, ancienne secrétaire nationale à ta communication qui «a passé toute sa vie à lutter pour la Justice sociale et l’égalité des chances, et les trente dernières années au service de notre parti».

Idem pour le sénateur Henry Kemende, «un homme de droit et de Justice qui a consacré sa vie à lutter pour des causes sociales en tant qu’avocat et plus tard, en tant que sénateur de la nation», conclut Joshua Osih.

Le Messager

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