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Arrivée à Douala de 52 rapatriés volontaires de la Guinée Equatoriale

Ils ont atterri lundi après-midi à l’aéroport international de Douala où ils ont été accueillis par le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Un premier contingent de 52 camerounais volontairement partis de Bata en Guinée Équatoriale est de retour au Cameroun.

La Guinée Équatoriale a décidé depuis le 20 octobre 2022 d’expulser de son territoire des citoyens étrangers en situation irrégulière. Plusieurs Camerounais résidant dans ce pays voisin sont visés par cette décision et font l’objet d’arrestations depuis lors, et maintenus captifs au stade de Malabo la capitale équato-guinéenne.

Face à cette mesure, les autorités consulaires camerounaises dans ce pays ont décidé de ne pas rester les bras croisés, et ont entrepris cette semaine de lancer des opérations de rapatriement volontaire. A cet effet, l’Ambassade du Cameroun à Malabo a enregistré un premier contingent de 52 personnes, qui vont regagner le pays.

Ces compatriotes sont arrivés à Douala le 31 octobre 2022, à bord d’un avion de la compagnie Ethiopian Airlines.

Dans un communiqué signé le samedi 29 octobre 2022 de l’Ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatoriale, Désiré Owona Menguelé, l’on apprend que le chef de l’Etat a décidé du déblocage d’une enveloppe de 125 millions de FCFA pour faciliter les opérations de rapatriements volontaires en cours.

Cette enveloppe devrait servir à ramener au total 630 personnes candidates à ces retours, et recensées pour la plupart lors des expulsions massives antérieures ayant lieu en novembre 2021.

Malabo parle d’une campagne de lutte contre l’immigration clandestine

Les images sont d’une rare violence. Des personnes battues, traînées à même le sol et rouées de coups. C’est le sort réservé aux Camerounais vivant en Guinée équatoriale. Ces derniers jours, ils sont pourchassés, traqués pratiquement jusque dans leurs résidences.

Des sources révèlent qu’il s’agit d’une opération de contrôle entreprise par les autorités en vue de recenser ceux qui sont installés de manière frauduleuse.

Des commerces appartenant aux Africains ont ainsi été scellés. Les victimes déclarent en revanche que même ceux d’entre eux qui possèdent les papiers de séjour ont été victimes de torture.

Accusées, les autorités équato-guinéennes tentent de se défendre en indiquant que la police et la gendarmerie font parfois face sur le terrain à la résistance des personnes qui sont interpellées. Mais elles rejettent les accusations de violence formulées contre les hommes en tenue.

Otric NGON

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