Un géant français de la gestion de stationnement cherche à recruter des employés à Montréal qui ne parlent que l’anglais, une pratique illégale au Québec. L’entreprise plaide « l’erreur ».
«C’est soit de l’insouciance, soit du mépris», s’indigne Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français.
Sur la plateforme de recherche d’emploi Indeed, la société de gestion de stationnement Indigo publie plusieurs offres d’emploi à Montréal.
Au moins trois d’entre eux précisent qu’il est « obligatoire » de parler anglais.
Dans deux cas, qui concernent des emplois de voiturier et de réceptionniste, il est précisé que la connaissance du français est seulement « souhaitée ». Le troisième ne contient aucun détail sur le français.
La Charte de la langue française interdit toutefois aux entreprises d’exiger la connaissance de l’anglais ou d’une langue autre que le français comme condition d’emploi, « à moins d’avoir l’approbation de l’Office québécois de la langue française (OQLF) », confirme le Enregistrer l’avocat Julius Grey.
«Cela montre qu’il peut y avoir des informations qui ne parviennent pas encore aux chefs d’entreprise sur la situation du français au Québec», fait valoir M. Laporte.
« Au-delà des annonces du faucon pèlerin, il faudrait s’assurer que le message du ministre de la Langue française soit mieux compris par les entreprises », ajoute-t-il.
Une entreprise française
Avec environ 80 stationnements au Québec, dont plus de 45 stationnements à Montréal, Indigo se targue d’être « la marque la plus réputée dans l’industrie du stationnement » au Canada.
Le groupe Indigo, présent dans neuf pays, n’a été fondé nulle part ailleurs qu’à Paris, au pays de Molière, « ce qui est d’autant plus ironique », souligne M. Laporte.
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Ce n’est pas la première fois qu’une compagnie de stationnement suscite la polémique par son non-respect du français au Québec.
En 2021, Le journal n’avaient pas pu être servis en français dans les stationnements de Target Park, dont les exploitants sont tous basés à Toronto.
« Une erreur », dit l’entreprise
Interrogé par Le journal, la société Indigo a répondu par e-mail que l’exigence de l’anglais dans ses trois offres d’emploi était « une erreur ».
« On m’a confirmé qu’il s’agissait d’une erreur lors de la publication de l’offre d’emploi », a écrit Yan St-Pierre, directeur principal des ressources humaines chez Indigo.
Pour le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, la situation « soulève [tout de même] des questions ».
« Grâce aux améliorations que nous avons apportées à la Charte de la langue française, le droit de travailler en français est maintenant mieux protégé que jamais. Un…
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