Ce mercredi 28 août 2024, le Tribunal Criminel Spécial a rendu son verdict final dans l’affaire de détournement de fonds publics impliquant Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la Cameroon Radio and Television (CRTV).
L’homme de 74 ans a été condamné à une peine de 20 ans de prison. Cette nouvelle condamnation s’ajoute à celle de 12 ans de prison prononcée le 21 décembre 2022 pour une affaire similaire, portant ainsi la durée totale de sa peine à 32 ans.
Cette condamnation marque la deuxième fois qu’Amadou Vamoulké est reconnu coupable de détournement de biens publics. Le 21 décembre 2022, il avait été condamné pour avoir détourné 600 millions de francs CFA, après un procès long et complexe. Malgré les efforts acharnés de ses avocats, qui dénoncent un procès à caractère politique et un tribunal sous l’influence du pouvoir, l’ex-patron de la presse camerounaise a été jugé coupable une fois de plus.
L’affaire, qui a connu près de 150 renvois au cours des six dernières années, trouve enfin son dénouement, six ans après l’incarcération de Vamoulké, limogé de son poste en 2016 dans le cadre de l’opération Épervier, une campagne anti-corruption menée par le gouvernement camerounais.
Depuis son incarcération, Amadou Vamoulké a déjà purgé huit années de prison. Son état de santé, jugé préoccupant par ses avocats, a fait l’objet de plusieurs appels à la clémence et à sa remise en liberté. Il souffrirait d’une maladie neurologique nécessitant des soins médicaux appropriés, mais jusqu’à présent, ces appels n’ont pas été entendus.
Cette condamnation réaffirme la détermination des autorités camerounaises à poursuivre la lutte contre la corruption, malgré les controverses entourant certains des procès menés dans le cadre de cette campagne. Pour Amadou Vamoulké, ce verdict signifie une probable fin de vie derrière les barreaux, à moins d’un éventuel recours en justice ou d’une intervention humanitaire.







