Dans un texte publié sur la toile, le nouveau président du MRC affirme qu’un commando a fait irruption dans la famille d’un parent de l’épouse d’Olivier Bibou Nissack, incarcéré jusqu’à ce jour dans la prison de Kondengui.
La déclaration de Mamadou Yacouba Mota, président par intérim du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parlant de la tentative d’assassinat d’un parent de l’épouse d’Olivier Bibou Nissack, fait le tour de la toile. Le remplaçant de Maurice Kamto demande l’ouverture rapide d’une enquête.
Retrouvez ci-dessous sa déclaration.
Dans la journée du mercredi 23 juillet 2025, aux alentours de 13 h, un commando de la mort a fait irruption dans le domicile d’un parent de madame BIBOU NISSACK au quartier Kondengui. Ce commando, dont deux encagoulés, arborant des chaussures et quelques effets militaires, a usurpé de la qualité des agents d’ENEO pour se faire ouvrir la porte de l’appartement situé dans un immeuble pourtant ordinairement occupé par de nombreux locataires militaires.
Une fois dans l’appartement, l’unique occupant présent, un jeune étudiant, est sauvagement molesté, torturé pendant que ses agresseurs saccagent toutes les pièces de l’appartement les unes après les autres, visiblement à la recherche de madame BIBOU NISSACK et ses enfants. Ceux-ci ont en effet coutume de faire escale à cette adresse chaque fois qu’ils viennent rendre visite à Olivier BIBOU NISSACK, détenu arbitrairement à la Prison Centrale située non loin de l’immeuble.
Faute d’avoir retrouvé la famille BIBOU NISSACK dont les assaillants armés ont clairement crié être venus les exécuter pour passer un message fort à ceux qui veulent prendre le pouvoir au mois d’octobre prochain, ils vont s’acharner sur le pauvre jeune présent à leur irruption, tout casser et tout détruire avec rage dans l’appartement.
Ils vont dans la foulée brandir des photos des enfants, de l’épouse et d’olivier BIBOU NISSACK lui-même au malheureux jeune trouvé dans l’appartement sans défense, et lui crier qu’ils ont préalablement été chercher l’épouse et les enfants BIBOU NISSACK à leur domicile, sis à la Nouvelle route Nkolbisson, dans Yaoundé 7, mais ne les ont pas trouvés. En effet, la famille était heureusement hors de la ville depuis quelques jours.
Le jeune passé à tabac dans l’appartement par ce commando a été transporté dans un hôpital de la ville dans un état préoccupant. L’appartement est totalement saccagé et tout y est en lambeaux. Les images sont terribles !
La campagne de haine politique orchestrée par de hauts responsables du RDPC et de l’Etat contre Maurice KAMTO, le MRC, l’APC, l’honorable Jean Michel NINTCHEU, et désormais, Anicet EKANE, les militants du MANIDEM et plus généralement tous ceux qui appellent publiquement au Changement, a conduit à la mise en place, par les extrémistes du régime, de commandos de la mort, prêts à frapper quiconque leur est désigné comme étant favorable à l’alternance démocratique que le peuple camerounais attend de pied ferme pour octobre prochain.
Pour rappel, dans la nuit du 6 au 7 septembre 2023, Suzanne ZAMBOUE, l’épouse du Coordonnateur National du MRC, Pascal ZAMBOUE, était sauvagement assassinée après de graves tortures dans son domicile alors que son époux, comme Olivier BIBOU NISSACK, purgeait une peine arbitraire de 7 ans de prison à la Prison Centrale de Kondengui où est également incarcéré Olivier BIBOU NISSACK depuis le 03 novembre 2020. Bientôt deux ans déjà et cet assassinat demeure non résolu, malgré la mise à disposition des preuves au patron de l’enquête, le Lieutenant-colonel MVOGO ABANDA, chef service des recherches judiciaires à la première région de gendarmerie, et au Procureur de la République de près du Tribunal de grande instance du Mfoundi, Monsieur Luc NDI NDI, par moyens laissant traces. Lesdites preuves, irréfutables, ayant été fournies par la famille ZAMBOUE elle-même.
Jusqu’à date, l’auteur principal de cet assassinat sauvage est laissé en liberté, tandis que la procédure s’est enlisée et que le fils de la victime, Cabrel, croupit arbitrairement depuis en prison, aux côtés de son père, lui-même arbitrairement détenu après avoir échappé à un assassinat d’un commando de la DGRE monté par l’ancien Directeur Général de ce service de sécurité, le Commissaire Divisionnaire Maxime EKO EKO.
Messieurs RIFOE et ABAMA, deux communicants du RDPC, ont annoncé en septembre 2023 que le régime BIYA-RDPC appellera à un coup d’état militaire si jamais Maurice KAMTO était élu au poste de Président de la République par les Camerounais à l’occasion de l’élection présidentielle d’octobre 2025. À ce propos, le Président Maurice KAMTO a récemment fait une sortie sur la tentation du pire qui guetterait les extrémistes du régime BIYA-RDPC. Or nous y voilà !
Des informations, à recouper, annoncent que dans les jours et semaines qui viennent, des attaques vont viser le Professeur Maurice KAMTO en personne. Certains dans le pouvoir se sont résolus à l’éliminer physiquement, au cas où finalement, leurs manœuvres et les menaces qu’ils exercent sur les membres du Conseil Electoral et du Conseil Constitutionnel demeurent infructueuses à rejeter arbitrairement sa candidature. Candidature légalement inattaquable nonobstant l’instrumentalisation de la candidature fantoche d’un ancien militant du MANIDEM. Ceux-là pensent pouvoir ainsi conserver le contrôle du pays. Le Président Anicet EKANE, l’Honorable Jean Michel NINTCHEU, YACOUBA MAMADOU MOTA, Président par intérim du MRC la famille du Professeur Alain FOGUE TEDOM, lui aussi arbitrairement condamné à 7 ans de prison depuis 2020, et plusieurs cadres et militants du MRC, du MANIDEM, de l’APC et des intellectuels jugés « dangereux » pour le pouvoir en place par les extrémistes du régime sont désormais en danger de mort.
L’opinion publique nationale et la communauté internationale sont désormais informées que les acteurs politiques du changement et de l’alternance démocratique au Cameroun sont des cibles de commandos de la mort montés par le régime BIYA-RDPC.
Le MRC demande de qu’une enquête rapide et complète soit menée sur cette opération de saccage physique et de violence psychologique qu’il condamne fermement, et que les auteurs soient traduits en justice pour répondre de leurs actes criminels.
Fait à Yaoundé le 23 juillet 2025
Le Président National (a. i.) MAMADOU YAKOUBA MOTA
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