Avocat international de renom, figure de la lutte anticorruption et candidat du parti UNIVERS à l’élection présidentielle du 12 octobre, Maître Akere Muna a dévoilé son plan visant à renverser ce qu’il qualifie de « pyramide monarchique » dans laquelle le pays a été transformé par le régime RDPC de Paul Biya.
Il a présenté ce plan, axé sur une lutte vigoureuse contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance et une refonte complète de l’appareil d’État, jeudi dernier à Yaoundé. C’était lors d’une conférence de presse au siège du parti UNIVERS, au quartier Mimboman à Yaoundé.
Répondant aux questions des journalistes lors de la conférence de presse, Maître Akere Muna a insisté sur le fait que sa vision est de sauver le pays de la misère et de le ramener sur les rails du développement et de la croissance en seulement cinq ans.
« Je demande un mandat de cinq ans, un mandat de transition, au cours duquel nous refonderons la République », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur le fait qu’« après cinq ans au pouvoir, je superviserai l’élection du prochain président et je partirai. C’est ce que je propose. »
Akere a insisté sur le fait qu’il mettrait en œuvre son plan dans les 100 premiers jours et qu’il améliorerait la situation de tous les Camerounais au cours de ses cinq années à la tête de l’État.
… Un plan ambitieux pour les 100 premiers jours
Akere a déclaré que s’il était élu chef de l’État, il passerait immédiatement à l’action et s’attaquerait à une série de questions nationales brûlantes afin de remettre le pays sur la bonne voie, au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir.
Il a indiqué qu’un programme d’urgence visant à accélérer le développement des 360 municipalités serait mis en place afin de déterminer les ressources humaines et financières nécessaires pour répondre aux besoins sociaux fondamentaux.
Une fois en fonction, a-t-il ajouté, des mesures immédiates seront prises pour faciliter la circulation des compatriotes de la diaspora, en attendant la modification des lois instaurant la multinationalité.
Il a indiqué qu’un audit général serait mené afin d’évaluer les recettes de l’État, la situation de la dette et de disposer de données fiables pour élaborer des réformes économiques réalistes et créer une feuille de route fiable pour le développement.
Akere a également promis d’engager un dialogue inclusif afin de s’attaquer aux causes profondes du conflit qui secoue les régions anglophones du pays.
Le renforcement de la démocratie et de la gouvernance, a-t-il également déclaré, est une priorité, d’autant plus que la plupart des structures institutionnelles et administratives restent coincées dans les réflexes rigides et centralisés d’un État à parti unique.
Akere a déclaré que des réformes urgentes sont nécessaires pour garantir la séparation des pouvoirs, élargir les libertés de la société civile et donner véritablement au secteur privé les moyens d’agir en tant que moteur d’une croissance économique durable.
Vision quinquennale pour le Cameroun
Dans le cadre du mandat de cinq ans qu’il implore les Camerounais de lui accorder, il a également exposé les objectifs à atteindre pour le pays.
Concernant la démocratie et la gouvernance, Akere a évoqué l’introduction d’une nouvelle Constitution, la garantie d’élections libres et équitables, ainsi que la transparence et la responsabilité au sein du gouvernement.
Il a également évoqué l’instauration d’un système fédéral, la mise en place d’un cadre juridique approprié pour les déclarations de patrimoine et le soutien à la société civile et aux médias.
Akere a promis de relancer l’économie et de la rendre inclusive en investissant dans l’éducation, en soutenant les PME et en exploitant les ressources naturelles au bénéfice de tous.
Il a évoqué l’amélioration du climat des affaires pour le rendre plus propice, l’accélération du développement des infrastructures, notamment l’amélioration de l’approvisionnement en eau, en électricité et en télécommunications, et la refonte de la stratégie des transports aérien, ferroviaire et routier.
Concernant la diaspora camerounaise, Akere a évoqué la reconnaissance de la multinationalité, la légitimation de celle-ci dans l’architecture du pays et l’optimisation de la reconstruction grâce à la valorisation de ses compétences. Dans le secteur de l’éducation, Akere a promis d’assurer une meilleure adéquation entre la formation, le marché du travail et les besoins des objectifs de développement du pays.
Il a également promis d’améliorer les conditions de travail des enseignants, en facilitant l’acquisition de compétences pratiques pour la formation professionnelle et l’enseignement supérieur dans les domaines des nouvelles technologies numériques, des nouvelles technologies, des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.
Il a également promis de protéger le double héritage colonial du bilinguisme et d’enseigner les langues nationales.
Dans le secteur de la santé, Akere a déclaré qu’il augmenterait le financement des services de santé publique et développerait des infrastructures techniques modernes, améliorerait les conditions de travail des professionnels de santé, garantirait l’efficacité et l’accessibilité de la couverture maladie universelle et donnerait la priorité à la santé mentale et au bien-être.
Le juriste s’est engagé à réformer le système judiciaire, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à rendre la justice plus accessible, à promouvoir des politiques de protection des populations vulnérables, à renforcer les lois contre la discrimination et la violence, à lutter contre la corruption à tous les niveaux et à préserver le système bijuridique du Cameroun.
Akere a promis de s’attaquer aux causes profondes des conflits, d’œuvrer à la réconciliation et à l’apaisement dans les zones touchées, de promouvoir le dialogue, l’unité, les différences culturelles ainsi que de professionnaliser davantage les forces de défense et de sécurité.
Il a également parlé d’améliorer les installations nationales d’entraînement sportif, d’établir un cadre approprié pour protéger les artistes et les professionnels des arts du spectacle et de faire du Cameroun une véritable destination touristique, entre autres.







