Le drame autour de la mort de la jeune tiktokeuse connue sous le nom de Merveille Mbella ne cesse de prendre de nouvelles proportions.
Tuée récemment à Yaoundé dans des circonstances encore floues, son décès a déjà conduit à l’interpellation du militaire Bansena Paulin, considéré comme le principal suspect dans cette affaire.
Les premiers éléments de l’enquête avaient laissé entendre que la jeune femme serait morte des suites d’une overdose de drogue.
Mais ce samedi, son père, Mbombog Biyaga, est sorti de son silence pour rétablir ce qu’il estime être la vérité : « Ma fille s’appelait Ngo Biyaga Sarah Matilde, née le 19 février 2004 (…) elle ne se droguait pas (…) son assassinat était prémédité.»
La déclaration du père vient contredire les versions relayées par l’école de la défunte, la Level Up Academy, qui l’avait présentée sous le nom de Mbondji Planète Ketsia Merveille.
Documents officiels et photos de naissance à l’appui, il affirme que sa fille n’était pas celle que certains décrivent. « Ma fille n’était pas une prostituée. Elle ne se droguait pas. Elle allait commencer à travailler dans une banque », a-t-il martelé, dénonçant les rumeurs qui salissent sa mémoire.
Selon son récit, elle aurait été enlevée sous prétexte d’aller chercher un repas, puis détournée et conduite vers « un bourreau », avant d’être abandonnée sans vie dans un hôpital. Pour lui, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’« un assassinat prémédité ».
Au-delà de la douleur, Mbombog Biyaga interpelle la conscience collective et exige que la lumière soit faite. « Ce n’est pas seulement ma fille qu’on a tuée, c’est une fille de toute la communauté.
Détruire un enfant, c’est détruire la nature », a-t-il déclaré. Refusant d’appeler à la vengeance, il pose une question centrale : « Pourquoi ma fille a-t-elle été tuée ? Était-ce à cause de moi ? À cause de sa mère ? D’un règlement de comptes ? » Tout en laissant à la justice le soin de désigner les coupables, il insiste sur l’urgence de comprendre les raisons d’un tel crime.
Ce témoignage bouleversant vient ajouter une nouvelle dimension à l’affaire déjà marquée par des incohérences et des spéculations.
Entre les accusations portées contre le militaire interpellé, les premières conclusions de l’enquête évoquant une overdose, et la version poignante d’un père affirmant que sa fille a été assassinée, l’opinion publique reste suspendue à une vérité qui tarde à émerger.
Une certitude demeure : derrière le nom de scène de Merveille Mbella, se cache une jeune femme de 21 ans, morte dans des conditions qui exigent des réponses claires.







