Engagée dans un conflit agropastoral persistant, la communauté Mbororo a décidé de prendre le taureau par les cornes pour instaurer une paix durable.
En effet, rapporte le quotidien national Cameroon Tribune, le 12 juin dernier, en présence de Ngaba Longin, représentant du gouverneur et chef de la division du développement, un projet pilote a été lancé dans trois arrondissements de l’Adamaoua : Martap, Ngaoundal et Dir.
Ce projet, apprend-on, vise à sensibiliser tous les acteurs concernés : administration, services techniques, mairies, autorités traditionnelles, agriculteurs et éleveurs installés le long des corridors de transhumance.
Il s’agit aussi de mettre en lumière les causes profondes des conflits agropastoraux, souvent liés à l’absence de couloirs de transhumance dans une région où le bétail est plus nombreux que les habitants.
Pour le Pr Mamoudou, universitaire, il devient urgent de mieux contrôler ces couloirs et de promouvoir des solutions telles que les mariages intercommunautaires, afin de renforcer la cohésion sociale.
Le projet, baptisé REAL-GRNS (Renforcement des Engagements des Acteurs Locaux dans la Gouvernance des Ressources Naturelles dans le Septentrion du Cameroun), est financé par l’Union européenne à travers un consortium regroupant le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), Forêt et Développement Rural (FODER) et le Réseau de Lutte contre la Faim (RELUFA).
C’est dans ce cadre que le MBOSCUDA, appuyé par le CED, espère instaurer une paix durable dans les zones de transhumance de l’Adamaoua.







