l’essentiel
Le député Benoît Mournet a reçu une délégation de la CGT pour évoquer la réforme des retraites. S’il a pris le temps de les écouter, chacun est resté sur ses positions.
Santé, énergie, cheminots, commerce, demandeurs d’emploi ou encore chimie… La CGT avait constitué une délégation de plusieurs secteurs pour rencontrer le député de la Renaissance Benoît Mournet dans son cabinet de Lourdes, afin d’évoquer le sujet brûlant de la réforme de la les retraites. Avec elle, plus d’une centaine de militants, qui ont accueilli la députée avec quelques sifflets et de nombreux drapeaux.
Une centaine de militants se sont rassemblés devant le bureau.
DDM – Gaëtane Rohr
Pendant plus d’une heure et demie, les représentants syndicaux ont évoqué les pierres d’achoppement de cette réforme : relèvement de l’âge de la retraite, allongement de la durée de cotisation, pénibilité… Un dialogue apaisé à l’issue duquel certains délégués n’ont toutefois pas pu cacher leur colère. .

Le dialogue était calme.
DDM – Gaëtane Rohr
« La colère gronde », commence la secrétaire générale adjointe Julie Perriguey, plaidant pour une mobilisation « historique » à Tarbes et un gouvernement « sourd » à cette contestation.
« Deux ans de plus sont des années qui comptent double »
« Deux ans de plus quand on a plus de 60 ans, ce sont des années qui comptent double, voire triple », lance alors Frédéric Moulié, représentant de la chimie et de l’industrie. Et d’évoquer les conditions de son secteur : horaires 3×8, risques chimiques, exposition à la chaleur, au bruit… Il poursuit : « Macron a démêlé la pénibilité. Même un métier comme le mien n’est plus pénible ! » Le représentant des cheminots, Nicolas Sarrat, enfonce le clou : « Comment peut-on considérer que les citoyens vont avaler ce projet comme une avancée sociale alors qu’on va travailler encore deux ans et qu’on voit que la difficulté est absente ? Il faut arrêter l’ironie quand on nous dit que c’est une réforme de la gauche !
Muriel Peyronnet, déléguée commerciale et secrétaire du syndicat local de Tarbes, sort sa fiche de paie du supermarché où elle travaille 20 heures par semaine. Elle pointe du doigt les cotisations sociales de son employeur, qui sont presque deux fois moins élevées que celles qu’elle paie en tant que salariée. Et de faire grève : « Pourquoi les employeurs ne paient-ils pas autant que les salariés ? Pourquoi les petites entreprises de trois ou quatre salariés paient-elles autant de cotisations que les entreprises du CAC 40 ? »
Et la CGT de décortiquer ses propositions d’autre réforme : augmentation générale des salaires pour plus de cotisations, semaine de quatre jours à 32 heures, revoir l’assiette des cotisations, qui prévoit une exonération de cotisations sociales pour un salaire jusqu’à 3 Smic. …
« Faire une réforme pour préserver…
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