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Joseph Kabila : le parcours éloquent d’un chef d’Etat

Joseph Kabila Kabange, né le 4 juin 1971 à Hewa Bora, est le président de la République démocratique du Congo depuis l’assassinat de l’ancien président, son père Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001, au cours de la Deuxième guerre du Congo.

Il est également à la tête de (‘Alliance pour la majorité présidentielle (AMP). Le 27 novembre 2006, il est déclaré par la Cour suprême de Justice gagnant du deuxième tour de l’élection présidentielle, organisé le 29 octobre 2006, devenant ainsi le premier Président de la République à être élu au suffrage unives réel direct.

Joseph Kabila Kabange est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora dans la région du Fizi (Sud-Kivu), Sç mère, Sifa Mahanya, est la première épouse de son père, Laurent Désiré Kabila. Il a une sœur jumelle, Jaynet.

Sous le régime de Mobutu, il est en exil en Tanzanie. Il est inscrit à l’école française de Dar es Salaam, où il se fait appeler pour des raisons de sécurité Hippolyte Kanambe Kazemberhe Kabange Mtwale. En effet, de tous les nombreux enfants de sa famille, H est celui que Mobutu recherchait pour le faire tuer. Il s’occupe également des pêcheries que son père adoptif possédait alors sur le lac Tanganyika. En octobre 1996, il rejoint ce dernier, lors de la première guerre du Congo et est formé au métier des armes par le chef d’état-major de l’armée rwandaise, James Kabarebe. Le très prudent Kagame prit donc cet étranger dansHes rangs de l’APR, sur base de quelle confiance, personne ne sait.

En 1998, alors que son père adoptif est président, il a tenté de stopper la guerre civile et fait retirer, avec succès, les troupes étrangères stationnées dans le pays. Puis en 2001, à la suite de l’assassinat de son père adoptif, dont il n’est pas très étranger, il est mystérieusement désigné par l’entourage de ce dernier pour tenir la présidence de la République démocratique du Congo.

Il y avait ^précédemment une polémique populaire sur la naissance de Joseph Kabila, certains affirrriant qu’il était le fils de Laurent-Désiré Kabila et d’une femme tutsi (ce qui était mal vu durant le conflit). Quelques jours avant qu’il ne devienne président, le gouvernement avait révélé que sa mère était un Congolaise du Maniema. Par la suite, Étienne Kabila, un des fils de Laurent-Désiré Kabila, mis en avant pah l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) durant le dialogue inter-congolais, a déclaré que Joseph serait le fils d’un ancien opposant rwandais Christophe Kanambe et de Marcelline Mukambukuje résidant en Ouganda. Selon lui, il aurait été adopté par Laurent-Désiré Kabila après la mort de son père. [2] Le gouvernement publiera plus tard des photos de familles ainsi que le témoignage de sa mère Sifa Mahanya affirmant son identité officielle.

Suite à un accord de paix, le dialogue inter-congolais, qui met fin à la deuxième guerre du Congo, un gouvernement de transition a été mis en place en 2003 et comporte les chefs des deux principaux groupes rebelles qui deviennent ainsi « vice-présidents ». Cette transition prévue pour durer 2 ans devait déboucher sur des élections avant la fin de l’année 2005. En fait, les retards dans l’exécution la repoussent jusqu’à fin 2006.

Depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila doit faire face à’des guerres répétées dans l’Est du Congo où des forces rebelles internes ou appuyées par des gouvernements voisins (Ouganda, Rwanda) tentent de déstabiliser le pays par la violence, le crime, le pillage des ressources. Néanmoins ces rebelles sont aussi motivés par autre chose que l’appât du gain et le contrôle des mines d’or et de diamant : les anciens génocidaires hutu se réarment au Congo et mènent des raids militaires au Burundi. Le Rwanda comme le Burundi qui souhaitent entrer dans une période ce calme dans la région des Grands Lacs, pourchassent les miliciens interahamwe-cfans l.’Est de !a RDC.

Joseph Kabila s’est présenté à la première élection présidentielle “libre” du Congo en 2006. Il l’a remportée grâce au soutien massif de la communauté internationale qui s’était déjà prononcée en sa faveur, en contrepartie des largesses démesurées qu’il leur avait promises dans l’extraction des minerais au Congo. Le belge Louis Michel est littéralement son parrain politique dont le rôle va des simples leçons dans l’art de diriger à des interventions auprès des grands de ce monde.

C’est ainsi que ce dernier réussit en été 2006 à convaincre la France, et elle à son tour l’Allemagne et toute l’union européenne d’intervenir militairement au Congo à titre préventif (officiellement) pendant la période des élections. La raison cachée était de contenir la colère de la population à l’annonce des résultats du scrutin, étant entendu que le candidat de la communauté internationale avait très peu de chance.

Joseph Kabila ordonna un bombardement à l’arme lourde de la résidence de son rival Bemba le 22 août 2006 parce qu’il venait d’apprendre ses mauvais scores pour le second tour. Les observateurs internationaux, dans leur partialité, ont minimisé les faits, et partagé les responsabilités là où les choses étaient claires.

Joseph Kabila fit ensuite incendier les immeubles de la télévision de son rival le plus sérieux Bemba, à plusieurs reprises, et brimmer les équipes de campagne de l’adversaire, et plusieurs meurtres furent signalés à travers le pays.

Conscient des Insuffisances du Chef, son Directeur de Cabinet fit annuler le débat télévisé qui devrait se tenir à la veille du deuxième tour contre son challenger. Ce fut un scandai, mais la presse étrangère, supposée neutre, mais menée par la RTBF belge francophone, fut comme il fallait s’y attendre si partiale qu’on étouffa toutes les affaires scandaleuses à charge de sieur Kanambe. Vive Louis Michel, Vive la Belgique, Vive le Congo-Beige!

La Cour Suprême de Justice, soudoyée (avait-elle le choix?), proclama enfin le candidat Kabiia vainqueur de l’élection présidentielle en novembre 2006. Et le rivai de Kabila, Bemba, se contenta de reconnaître sa défaite, en révélant qu’il fut “contraint d’accepter l’inacceptable”.

Joseph Kabila a été accusé par ses opposants de ne pas être congolais mais tanzanien (ou rwandais). Ces arguments n’ont pas été considérés comme recevables par la Cour suprême congolaise. Kabila est à la fois le plus jeune président du pays, mais aussi le moins instruit des présidents africains ét peut-être du monde.

 

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