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Gicam : les nouveaux hommes de Célestin Tawamba

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Gicam : les nouveaux hommes de Célestin Tawamba

Gicam : les nouveaux hommes de Célestin Tawamba

Le Conseil d’administration lors de la toute première session du nouveau mandat vendredi dernier a rebattu les cartes.

Jacques Jonathan Nyemb, administrateur, est le nouveau porte parole du président du Gicam. Cette décision de Célestin Tawamba prend effet à compter de ce jour. Le deuxième mandat de Célestin Tawamba à la présidence du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) a pris vendredi dernier, 15 janvier, un virage, avec l’arrivée d’une nouvelle directrice exécutive, Aline Valérie Mbono, qui succédera, dès le 1er février, à son homonyme Alain Biaise Ba-tongue à la tête de l’organe permanent du Gicam.

C’est la principale résolution prise par le Conseil d’administration lors de la toute première session du nouveau mandat de l’équipe dirigeante reconduite à la tête de la plus grande et influente organisation des patrons du Cameroun. Le Gicam c’est en effet un millier d’entreprises membres directs et membres indirects au travers d’une vingtaine d’associations et syndicats professionnels, actives dans l’ensemble des secteurs de l’agriculture, de l’industrie, des commerces et des services, et qui pèsent selon les secteurs et les branches d’activités, 65 à 98% du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée. Le Gicam c’est aussi un chiffre d’affaires de près de 10 000 milliards de Fcfa, soit 77% du chiffre d’affaires cumulé des entreprises du secteur formel, 45 % du PIB total, 70% des recettes fiscales, 40% du budget de l’Etat, un effectif de 221 000 employés permanents, une masse salariale de près de 1 100 milliards de Fcfa, soit près de 105% de la masse salariale du secteur public, enfin le Gicam c’est un cumul des impôts et taxes intérieurs de près 2000 milliards de Fcfa.

Voilà qui donne la pleine mesure de la fonction qu’occupera dans deux semaines jour pour jour, Aline Valérie Mbono. Une fonction qui change de titulaire mais surtout de dénomination, de Secrétaire exécutif à Directeur exécutif/Directrice exécutive, ceci dans le prolongement des réformes entamées en décembre 2018 avec entre autres la transformation du conseil exécutif en conseil d’administration. La nomination de la toute première directrice exécutive du Gicam intervient un mois après la dernière assemblée générale élective, qui a approuvé l’ambitieux programme triennal dont s’est doté le Conseil d’administration, avec l’objectif de faire du Groupement inter patronal du-Cameroun « un acteur plus inspirant, plus audacieux et plus impactant, capable de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du Cameroun ». projette un communiqué de presse du Gicam parvenu vendredi à notre rédaction.

Environnement des affaires

Aline Valérie Mbono a la lourde tâche d’implémenter ce programme qui rentre dans sa phase opérationnelle dans un contexte très peu favorable « de la dégradation continue du coût et de la qualité de l’environnement des affaires dans notre pays », observe Celestin Tawamba dans son

discours d’investiture du 16 décembre dernier, lors de l’As-semblée générale élective du Gicam au siège du groupement à Douala.

Le programme triennal ambitionne de repenser l’interaction entre le Gicam et l’Etat : « Dans le dialogue entre l’Etat et le secteur privé, il faut un nouvel état d’esprit, une nouvelle façon de regarder les chefs d’entreprise, iis ne peuvent être réduits à une image de fraudeurs et tricheurs dans laquelle, seule, une minorité d’entre eux au fond se reconnaîtrait », exhorte le président du Gicam. Qui en appelle à la fin des carcans, telle la suppression du Cameroon Business Forum et à la mise en place d’une nouvelle structure de’concertation. « Celle-ci alliant les exigences d’un dialogue efficace etfécond, parmi lesquelles : la volonté politique des parties à cheminer ensemble, la légitimité et la représentativité des parties privées, le partage dé l’ordre du jour et des calendriers, une expertise avérée, la transparence, et un véritable suivi-évaluation. »

Le Gicam s’impose vis-à-vis des politiques publiques un droit d’ingérence justifié de ce que l’action de l’Etat peut impacter négativement la compétitivité des entreprises qui en paie un lourd tribut. « De fait, regrette Célestin Tawamba, lorsque l’Etat s’obstine à créer ou diriger des entreprises qui sont continûment et structurellement déficitaires, il y a un mauvais usage-de l’effort fiscal collectif pour subventionner ces déficits. Il s’en suit généralement un accroissement de la pression fiscale et c’est la collectivité nationale, au premier rang de laquelle, les entreprises, qui en supporte le coût. »

Révision du code du travail

L’autre grande réforme vise le climat social dans les entreprises où il s’agit de refonder la relation avec les syndicats des travailleurs. Avec les syndicats et l’Etat, le Gicam veut oeuvrer à la révision du Code du travail. Et aussi.promouvoir des stratégies d’actions concertées auprès des instances internationales comme l’Organi-sation internationale du Travail (OIT) dont le mandat couvre des sujets tels que les relations professionnelles, l’emploi dont l’emploi des jeunes, ainsi que le dialogue social. Le Gicam veut également faire barrage à la corruption en respectant scrupuleusement, chez ses membres, les obligations juridiques, fiscales et sociales, pour ne pas entraver le développement économique. Enfin, la transformation de la structure opérationnelle du Gicam complète la tableau des réformes.

A la suite d’Alain Biaise Ba-tongue que le Conseil d’administration remercie « très sincèrement » pour le soutien qu’il lui a apporté tout au long de la première mandature et globalement sur l’ensemble des neuf années passées au sein du Groupement, saluant son engagement, sa loyauté et sa disponibilité, Mme Mbono est réputée avoir une parfaite connaissance des problèmes des entreprises, ainsi qu’une bonne pratique des négociations avec les pouvoirs publics et des concertations avec les partenaires au développement.

source : Le jour n°3338

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