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Révision des listes électorales : débuts timides à Yaoundé

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Révision des listes électorales : débuts timides à Yaoundé

Révision des listes électorales : débuts timides à Yaoundé

Une semaine après le lancement de cette opération, les usagers n’accourent pas encore dans les antennes communales d’Elecam.

Dans la salle centrale de l’antenne communale d’Elections Cameroon (Elecam), arrondissement de Yaoundé VI, un homme et une femme devisent à voix basse. Une carte d’électeur orpheline de sa propriétaire repose sur l’une des tables. Le poste de travail où se trouve la machine destinée à l’inscription de nouvelles personnes sur les listes électorales est vide. Ce 12 janvier est semblable à tous les autres jours depuis le lancement officiel de la campagne annuelle de révision de ce fichier une semaine plus tôt, le 5 janvier dernier à Garoua. Ici à Yaoundé VI, les usagers ne se bousculent pas encore pour l’enregistrement. Une situation compréhensible d’après Mohamadou Moussa, cadre d’appui à Elecam. « Les débuts ont toujours été lents. Mais plus on s’approche de l’échéance et plus le nombre de nouveaux inscrits augmente», explique ce dernier. En attendant l’affluence souhaitée, la plupart des personnes viennent surtout prendre des renseignements sur la procédure en cours.

Un cliché identique dans les autres antennes communales de la capitale. Dans le troisième arrondissement, le ballet des usagers porte surtout sur le retrait des cartes d’électeurs. En attendant, le personnel s’occupe à autre chose. « Nous sommes en train de faire une confrontation de cartes. Lorsqu’on reçoit les listes définitives en fin décembre, on confronte les anciennes cartes aux listes définitives parce que certains électeurs sortent de notre fichier pour diverses raisons », explique Hélène Onana Ngono, chef d’antenne communale.

Au-delà du fait qu’on en est encore au début de l’opération, d’autres raisons expliquent le peu d’intérêt observé pour l’instant. « Nous venons de boucler un cycle électoral. A cela s’ajoute la pandémie du Covid-19, qui est un frein au déploiement sur le terrain ». Les agents d’Elecam doivent par ailleurs affronter des usagers dont beaucoup ne comprennent toujours pas l’intérêt de s’inscrire sur une liste électorale. Pour un meilleur résultat, les autres parties prenantes du processus (partis politiques et société civil) s’activent en coulisses. « Les comités de base recensent en ce moment tous ceux qui sont déjà en âge de voter. On accompagne aussi des militants qui sortent d’autres départements dans le processus de mutation. Lorsque nous avons fini cette procédure, on dépose la liste à Elecam et on les y conduits pour l’enregistrement », révèle à cet effet M. Mvondo, représentant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dans la commission communale de révision des listes d’Elecam à Yaoundé VI.

source : cameroon tribune N°12263

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