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Babadjou : 6 morts dans l’attaque d’un poste de contrôle

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Babadjou : 6 morts dans l’attaque d’un poste de contrôle

Babadjou : 6 morts dans l’attaque d’un poste de contrôle

C’est le bilan d’une attaque armée attribuée aux séparatistes d’Ambazonie, dans cette localité frontalière du Nord-Ouest.

Quatre éléments des forces de défense et de sécurité et deux civils ont été tués à Babadjou, le vendredi 8 janvier 2020, par un groupe d’assaillants lourdement armés, composé selon les témoignages recueillis sur plaça d’environ 50 personnes à moto. Ils ont attaqué, peu avant 6h ce vendredi, le poste de contrôle mixte de Babadjou, installé précisément à Baschua dans la localité de Matazem, à la frontière entre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest. Ces miliciens, présentés comme des séparatistes anglophones, ont surpris les éléments de faction en ouvrant le feu. Bilan provisoire dés tirs : six morts et deux blessés. A qui il faut ajouter un camion-citerne transportant des pro-.*$ duits-pétroliers, qui s’est vidé de son contenu après avoir reçu des balles. La riposte des éléments de l’armée camerounaise en service à ce poste de contrôle n’a pas permis d’interpellation quelques assaillants.

Deux des quatre morts sont des éléments de la brigade de gendarmerie de Babadjou. Le troisième était en service à l’état-major compagnie de Mbouda. Et un inspecteur de police du commissariat de sécurité publique de Mbouda a également été tué. Les deux civils décédés lors de cette attaque sont le convoyeur et le chauffeur du camion-citerne.
La localité de Matazem, qui accueille le contrôle mixte attaqué, est un carrefour à la lisière entre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest.

Depuis vendredi, ses habitants, désormais plongés dans la psychose, ont leur petite idée de ce qui a favorisé cette attaque meurtrière. Ils font remarquer que, à 5h généralement, les forces de sécurité procèdent aux contrôles des cars de transport en commun en provenance des grandes métropoles. Et les petits commerçants en profitent pour proposer des produits aux voyageurs. Dans ce melting-pot, les séparatistes peuvent facilement s’infiltrer et causer des dégâts. D’où le souhait d’une interdiction urgente de l’activité commerciale ambulante dans cette zone. « J’ai vu un cortège de voitures bien protégées par un escadron de l’armée se rendre sur les lieux du drame : gouverneur, préfet, sous-préfet et que sais-je encore. Nous, la population de Babadjou n’avons pas la même protection. Ils sont ‘ venus. Ils sont repartis. Nous restons avec nos démons : la peur, l’insécurité ». s’indigne Ludovie Daga, un habitant de cette localité.

Débordement sur l’Ouest

Le check-point de Baschua dans l’arrondissement de Babadjou. département des Bamboutos, essuie ainsi pour la deuxième fois, une attaque des sécessionnistes. Une première, en novembre 2020, avait coûté la vie à un policier. Babadjou n’est pas étranger à ce genre de situation. La brigade de gendarmerie de cette localité fut attaquée, comme le lycée bilingue de Zavion où des salles de classes furent incendiées. Zone à haut risque, parce qu’ayant une frontière commune avec le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’arrondissement est aussi le premier refuge des déplacés internes. Certains trouvent insignifiant le nombre de militaires affectés à la protection des hommes et des biens.

L’attaque du 8 janvier 2021. qui intervient au lendemain du rappel des menaces que les leaders sécessionnistes projettent sur le Championnat d’Afrique des Nations (Chan), vient rappeler à la mémoire collective les conséquences sécuritaires de la crise sur la région de l’Ouest, bien que francophone. Les populations de Bangourain, dans le Noun, viveht toujours dans la psychose de potentielles nouvelles attaques. Tandis que celles de Galim n’ont pas oublié l’assaut du 7 mars 2020. « Des assaillants lourdement armés, évalués à près d’une cinquantaine d’individus relevant des hordes terroristes sécessionnistes, en provenance de la Région du Nord-Ouest, sont entrés à Galim, dans une caravane motorisée qui s’est dirigée à dessein, sur les sites abritant la Brigade Territoriale de Gendarmerie et le Poste de Sécurité Publique de l’Arrondissement de Galim.

Les violentes attaques qui s’en sont suivies contre les éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité, lesquels ont promptement riposté, pour repousser les assauts et protéger leurs unités respectives, se sont soldées par des pertes en vie humaine au sein des Forces Camerounaises de Défense et de Sécurité et parmi les populations civiles. Àu quatre éléments de Forces ont été tués, deux gendarmes et fonctionnaires de la police abattus. Poursuivant leur abominable besogne, les terroristes sécessionnistes ont également assassiné quatre personnes civiles, dont un compatriote en garde-à-vue dans la chambre de sûreté de la Brigade de gendarmerie de Une miraculeuse de la crise anglophone Galim et trois concitoyens rencontrés fortuitement par ces individus déshumanisés, après les deux attaques perpétrées dans cette localité », écrivait René Emmanuel Sadi, le Ministre de la Communication. Une ‘ressemblance frappante avec les derniers événements de Babadjou.

Source : Le Jour N°3333

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