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Amadou Vamoulké : « j’ai l’esprit tranquille parce que je n’ai rien fait »

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Amadou Vamoulké : « j’ai l’esprit tranquille parce que je n’ai rien fait »

Amadou Vamoulké : « j’ai l’esprit tranquille parce que je n’ai rien fait »

La parodie de justice qui met en scène l’ancien directeur général de la chaîne publique nationale contre l’Etat du Cameroun dans une affaire de détournement de fonds publics renvoyée mardi dernier par le tribunal criminel spécial à sa 54ième audience aura lieu le 24 février prochain.

Un seul témoin est entendu par le tribunal depuis juillet 2016 date à laquelle l’ex parton de la Crtv a été arrêté dans cette affaire qui l’oppose au ministère, public concernant deux procès distincts. Le premier relatif au montant de 3 milliards de Fcfa et le second chiffré-à 25 milliards de Fcfa. Toute somme dont il est accusé d’avoir détournée. Mais le procès semblable à une pièce de théâtre monotone piétine de même qu’il démontre le rouleau compresseur orchestré contre le mis en cause. Rendu à la quatrième année de débat le parquet n’a jusque-là trouvé aucune preuve tangible de la culpabilité d’Amadou Vamoulké. Pourtant le détenu de la prison centrale de Kondengui tout en clamant son innocence ne cesse de fournir-les pièces justificatives de son management efficace y référant au moment où il dirigeait la Cameroon radio and television (crtv).

Le rouleau compresseur

Le cas Sieur Abena l’audit comptable engagé par l’Etat du Cameroun pour auditionner le média public national au temps d’Amadou Vamoulké paraît pour le moins paradoxal. En effet la loi des finances en son article 73 autorise exclusivement aux institutions étatiques le droit d’exercer les contrôles financiers dans les entreprises publiques. En l’occurrence le contrôle supérieur de l’Etat (consupe), le ministère des finances (Minfi) et la chambre des comptes de la cour suprême. L’audit mené par cette personne physique, un acte hors de la loi confirme dans ce sens la violation des textes. Une réalité qui nécessité la liberté pure et simple de celui qui fut administrateur de la Crtv pendant 11 ans. La plaidoirie de l’inculpé se déroule avec éloquence et les faits appuyés par les éléments probants s’apparentant aux ovations devant l’opéra. Toutefois le film des actions à la barre affiche la volonté des incrédules de la justice de maintenir coûte que coûte cet ancien haut cadre de l’administration camerounaise derrière les barreaux.

Amadou Vamoulké un septuagénaire gravement malade

Les couloirs du Tes n’ont plus de secret pour lui. En marchant timidement les murs lui servent d’appui pour effectuer ses mouvements, nul ne peut douter de sa mauvaise situation sanitaire de plus en plus déplorable. Malgré sa bonne humeur d’antan qu’il tente de partager avec ses visiteurs sa faiblesse exprime la fragilité du corps. Mais l’homme maintient l’assurance que la vérité finira par triompher. « Le respect des lois du pays est un principe humain. Je crois en la justice camerounaise raison pour laquelle j’ai un esprit tranquille parce je n’ai rien fait. Je ne me reproche de rien ».

Sa voix presque moribonde laisse ses interlocuteurs dans l’émoi alors que son évacuation sanitaire fait l’objet depuis plusieurs années de l’intérêt des médecins favorables à sa prise en charge de neuropathie dans l’hexagone. C’est sans relâche que les nations unies, Rsf suivi de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme et des libertés saisissent le gouvernement et le président de la République pour exiger qu’il soit relaxé. Cependant les renvois incessants des juges du Tes alimentent les réseaux d’injustice habiles dans la spoliation des libertés individuelles.

source: La Voix du Centre N°0178

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