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Meurtre des élèves à Kumba : les femmes ont manifesté à Douala

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Meurtre des élèves à Kumba : les femmes ont manifesté à Douala

Meurtre des élèves à Kumba : les femmes ont manifesté à Douala

A Douala, comme dans les autres villes du Cameroun, les femmes de noir vêtues, se sont lamentées et ont dénoncé ce qui s’est passé à Kumba.

Concert de lamentations hier, 26 octobre à Bonanjo, Douala. Des femmes en nombre, à la tonalité vestimentaire dominée par le noir, sont assises à même le sol, non loin de la Poste centrale. Elles crient leur peine, hurlent leur désespoir, psalmodient leur douleur. Raison de leur émoi, cause de ces larmes non retenues, les atrocités de samedi dernier à Kumba. L’ignoble assassinat d’enfants, sacrifiés à l’autel sanglant et funeste d’obscurs intérêts.

Tout à leurs gémissements, ces femmes tiennent des affichettes, passant des messages que les sanglots entrecouperaient certainement trop s’ils devaient être verbaux: « Non au massacre

des enfants !» ; « Nos progénitures assassinées, avec qui construirons-nous notre pays ? », etc. D’autres tiennent des photos des victimes de ce samedi noir. Ces dames seront par la suite reçues par le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, à qui elles exprimeront leur peine. On apprendra à l’occasion qu’il s’agit de compatriotes originaires du Sud-Ouest vivant à Douala. Ces femmes diront qu’elles sont lassées des meurtres, des crimes perpétrés à Kumba ou ailleurs dans cette région comme dans le l\lord-Ouest, qu’elles n’en peuvent plus d’enterrer leurs enfants… Leur requête au gouverneur : que justice soit rendue le plus vite possible pour le crime de Kumba, dont les auteurs doivent être retrouvés et condamnés. Après avoir exprimé la compassion des pouvoirs publics, le gouverneur du Littoral s’est voulu rassurant quant à la doléance susmentionnée : « Nous avons déjà commencé à arrêter ces meurtriers. La justice sera rendue», a-t-il déclaré.

Autre appel à la justice, celui lancé par l’Association des chefs traditionnels des villages sawa du Wouri, dans un communiqué rendu public ce 25 octobre. « Les chefs sawa du Wouri condamnent sans réserve cet acte odieux (…) Ils invitent à une union sacrée de tous les acteurs politiques, culturels et sociaux, pour la préservation de la vie humaine en général, et de celle des enfants en particulier, qui sont le futur de toute nation consolidée ou en construction »,peut-on notamment lire dans le communiqué.

Source: Cameroon Tribune n°12209/8408

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