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Mrc : les marches du 22 septembre 2020, un mois après

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Mrc : les marches du 22 septembre 2020, un mois après

Mrc : les marches du 22 septembre 2020, un mois après

La communauté internationale critique les violations des droits de l’homme tandis qu’un nuage épais couvre le sort des leaders arrêtés dans le cadre des marches dites pacifiques du 22 septembre 2020.

La fièvre s’est emparée des autorités administratives dès ta mi-septembre. Appuyées par l’élite politique Rdpc et ses cadres dans la haute administration, l’essentiel du travail des préfets et sous-préfets au cours de la période allant du 15 au 22 septembre 2020, a consisté à travailler à l’échec des « marches pacifiques » programmées par les « forces du changement », un regroupement de partis politiques et des organisations de la société civile. « Il y aura zéro marche », criait-on ici et là, avec une certaine assurance. Et à titre préventif, des restrictions de mouvements ont été imposées à certains leaders identifiés de ce mouvement, si bien que d’autres ont dû se mettre à l’abri.

Dans une sortie très critiquée, Paul Atanga Nji, mettait en garde Maurice Kamto et ses suiveurs contre la riposte des abeilles. La suite, on la connaît : la journée du 22 septembre 2020 ressembla dans plusieurs contrées paisibles à un jour férié, tandis que des marches ont eu lieu dans d’autres, comme à Yaoundé, Douala, Bafang ou Mbouda. A Ba-menda par exemple, capitale de la protestation anglophone contre l’hypercentralisation de l’Etat, les commerces sont restés fermés, les routes désertes, la quasi-totalité des populations sont restées dans leurs maisons, si bien que les camions anti-émeute positionnés dans les carrefours n’ont pas trouvé des clients à pulvériser. Par contre, les manifestants disent avoir été molestés et blessés, puis amenés dans les centres de détention irréguliers. Des journalistes ont été maltraités, des véhicules van-dalisés.

« Les forces du changement », c’est-à-dire la coalition des partis de l’opposition et des organisations de la société civile dirigée par Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), exprimaient de cette façon leur mécontentement par rapport au silence du régime gouvernant au sujet de la révision du code électoral et de la pacification des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ils n’ont pas manqué d’exiger « le départ pur et simple du président de la République ». Malgré le code de conduite édicté bien avant par les initiateurs des marches, pour disent-ils éviter les débordements, les marcheurs ont connu des fortunes diverses.

Même dans les localités acquises au régime comme Ban-gangté- à l’Ouest et les chefs-lieux de départements du Sud, un fort déploiement des forces de maintien de l’ordre, armées jusqu’aux dents, a été noté, dès le lever du jour. Policiers et gendarmes, mais parfois aussi des militaires ont été postés à différents points névralgiques de nos villes et ne cachaient pas les motifs de leur déploiement : disperser les manifestants si l’envie leur vient de commencer leurs marches. A une exception près, elles feront justement usage de gaz lacrymogène là où des velléités de marche se pont manifestées. Le bilan est aujourd’hui fort discuté.

Interpellé lors d’un reportage, Polycarpe Essomba, le correspondant de Rfi à Yaoundé a été relâché deux heures plus tard. Pas Olivier Bibou Nissack et Alain Fogué, respectivement porte-parole de Maurice Kamto et trésorier du Mrc. Le premier a été interpellé à son domicile et le second de retour d’une visite au premier. Pour sa part, Maurice Kamto et les personnes présentes dans sa maison sont bloqués depuis, le 22 septembre 2020, interdits de sortir de fait, dans une maison que les observateurs considèrent comme la plus surveillée de la capitale. Ce jour et ceux qui vont suivre, de nombreuses personnes seront interpellées.

source: Le jour n°3284

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