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Cancer du col de l’utérus : plus de 18 000 jeunes filles vaccinées

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Cancer du col de l’utérus : plus de 18 000 jeunes filles vaccinées

Cancer du col de l’utérus : plus de 18 000 jeunes filles vaccinées

C’est le résultat des deux campagnes pilotes menées en 2014,2015 et Z016 dans la région de l’Ouest. Certaines jeunes filles ont déjà accouché, d’autres sont enceintes.

Gaëlle Kone, élève en classe de Terminale D au lycée de Koupa Matapit dans l’arrondissement de Foumban, caresse toujours le rêve, de devenir médecin. Le 2 septembre dernier, la jeune fille de 19 ans a accouché d’un garçon, Alex Njikam, qui se porte bien. Une procréation qui rassure l’adolescente et les siens, en particulier son père, Issiaka Njukuyu. Et pour cause, Gaëlle a été vaccinée contre le cancer du col de l’utérus en 2014 (pour la première dose du HPV1) et en 2015 (pour la deuxième dose du HPV2). Certains membres de la famille avaient alors vertement critiqué son géniteur, infirmier de profession, pour ce choix, estimant que la jeune fille pourrait avoir des problèmes futurs pour la procréation. Ramatou Mefire Mfadap, autre jeune fille née le 16 mai 2003 à Njimban, dans l’arrondissement de Foumban, est enceinte aujourd’hui de trois mois. Cette jeune fille qui a réussi avec brio son Bepc en 2019 a aussi a été vaccinée en 2014 contre le cancer du col de l’utérus. Les doutes qui animaient ses parents sur une future stérilité due au vaccin sont aujourd’hui dissipés. Dolie Nyangou Yénou, elle aussi a été vaccinée en 2014 contre le cancer du col de l’utérus. Elle avait alors 9 ans (née le 07 octobre 2005 à Mangouot) et était en classe de CMI. Aujourd’hui, cette jeune fille fait la classe de Seconde C et caresse également le rêve de faire des études en médecine. Elle dit n’avoir pas reçu d’effets secondaires après sa vaccination et exhorte les jeunes filles à suivre son exemple. « Le gouvernement ne peut pas apporter le vaccin pour tuer ses citoyens, parce que s’il n’y a pas de citoyens, il n’y a pas d’avenir. Donc, je conseille à mes camarades de prendre le vaccin qu’on leur donne parce que c’est pour leur santé, leur bien-être », confie Dolie Nyangou Yénou

Elles sont au total plus de 18 000 jeunes filles âgées entre 9 et 13 ans à avoir reçu le vaccin contre le papillonnavirus (vecteur du cancer du col de l’utérus) dans les années 2014,2015 et 2016. La campagne d’introduction de ce vaccin s’est déroulée dans les districts de santé de Foumban (région de l’Ouest) et d’Edéa (région du Littoral). L’objectif était, selon le ministère de la Santé publique, de protéger les jeunes filles contre ce cancer, considéré comme le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein. Selon le Dr Elie Simo, épidémiologiste, et coordonnateur du groupe technique régional du Programme élargi de vaccination dans la région de l’Ouest, cette campagne s’est bien déroulée dans la région de l’Ouest et les résultats obtenus (plus de 95% de couverture) sont satisfaisants et protègent aujourd’hui les jeunes filles contre ce cancer, bien que certaines voix s’élèvent notamment sur les réseaux sociaux pour dénonce’r les effets néfastes futurs de ce vaccin dans la santé des jeunes filles.

Source : Cameroon Tribune n°12177/8376

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