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Cameroun-Fecafoot : des nouvelles innovations dans la protection des joueurs

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Cameroun-Fecafoot : des nouvelles innovations dans la protection des joueurs

Cameroun-Fecafoot : des nouvelles innovations dans la protection des joueurs

Après avoir examiné près de 1700 dossiers avec 931 rejets, la Commission du statut du footballeur a fait des propositions pour plus de sécurité des acteurs directs.

C’est un nouveau vent qui souffle en ce moment à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) en ce qui concerne la protection des joueurs et des entraîneurs. Du 11 au 30 juin, la Commission du statut du joueur de la Fécafoot a travaillé d’arrache-pied sur l’homologation des contrats des joueurs. Sous la conduite d’Adalbert Mangamba, le président de cette Commission, 1700 dossiers ont été examinés, avec 931 rejetés.

Une preuve que la majorité des contrats actuels, signés entre les joueurs et les clubs d’Elite One et Two comportent des irrégularités sur la base des exigences jusque-là applicables’ pour leur validité. Rarement une Commission a mis*autant de temps de travail à la Fécafoot sur une question précise.

A l’issue de ce travail de fourmi, en plus des conditions existantes, telles que la souscription par les clubs d’Elite One et Two d’une police d’assurance contenue dans chaque contrat de joueur ou d’entraîneur, le barème minimal du salaire mensuel de 100.000FCfa en Elite One et 50.000FCfa en Elite Two par joueur, la Commission a fait d’autres propositions révolutionnaires allant dans le sens d’une plus grande protection des acteurs que sont les joueurs et les entraîneurs.

La Commission du statut du joueur de la Fécafoot souhaite que, pour qu’un contrat soit validé entre les clubs et les joueurs, les clubs et les entraîneurs, il soit enregistré à l’inspection du travail. Ceci par les clubs, en tant qu’employeurs. De même, que chaque joueur soit affilié à la Cnps ; que dans les contrats désormais, figurent les bulletins de paye à transmettre à la Fécafoot pour vérification au moment du renouvellement dudit contrat.

La commission a encouragé la Fécafoot de demander aux associations des entraîneurs et des présidents de clubs de signer une Convention collective, dont les dispositions vont être contraignantes dans les contrats. Désormais, la Commission du statut du joueur de la Fécafoot se fera le devoir de descendre remettre elle-même les contrats à chaque joueur. Plusieurs joueurs ont déclaré n’avoir jamais vu leur contrat. Autant d’innovations devant favoriser désormais le bien-être des footballeurs et des entraîneurs, si l’application est effective.

« Il y avait déjà des dispositions allant dans la protection du joueur. Mais, ce n’était pas autant que ce sera désormais. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre avec le président Seidou Mbombo Njoya pour l’intérêt qu’il accorde au joueur. Il faut dire que le président de la Fécafoot, dans sa nouvelle vision, met la protection du joueur au centre de ses priorités, de ses préoccupations. C’est dans cette dynamique qu’il a convoqué la Commission du statut du joueur à l’effet, sur la base des dossiers à lui transmis, de lui faire des propositions pour l’amélioration des contrats entre les joueurs et les clubs, les entraîneurs et les clubs, de telle sorte que le joueur puisse vivre de manière décente de sa profession ; que les contenus des contrats soient respectés et que les entraîneurs et joueurs se sentent protégés », a confié Gabriel Djankou Kuissi, le rapporteur de ladite Commission à la Fécafoot.

Quiproquo entre Léon Boyomo et Pwd de Bamenda en actualité

La mise en application de ces innovations, en plus des dispositions existantes, réduira les quiproquos entre les présidents de clubs et les joueurs ou entraîneurs, en ce qui concerne le respect des clauses contractuelles. Dans l’actualité le cas Léon Boyomo, l’attaquant de Pwd de Bamenda, champion du Cameroun et meilleur buteur du dernier championnat Elite One est révélateur. Alors que son club comptait sur lui pour la prochaine campagne africaine, sur la base d’un contrat de deux ans, le joueur avait l’esprit déjà ailleurs.

David Pagou, l’entraîneur de Pwd, ayant amené le joueur dans ses valises au moment où il s’engageait avec le club, confirme bien que le joueur avait signé pour deux ans. Le meilleur buteur quant à lui, jure la main sur le cœur, s’être engagé uniquement pour un an et n’a jamais signé pour deux ans, avec ce club. Le joueur dit n’avoir pas reçu de copie de son contrat. Qui croire ? Les innovations proposées par la Commission du statut du joueur réduiraient ces malentendus.

Source : Le Jour

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