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Transport routier. le Cameroun vise des recettes de 53,59 milliards par an produits par les 14 premières péages automatisés

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Transport routier. le Cameroun vise des recettes de 53,59 milliards par an produits par les 14 premières péages automatisés

Transport routier. le Cameroun vise des recettes de 53,59 milliards par an produits par les 14 premières péages automatisés

Les derniers jours du mois de mai devraient servir au lancement des travaux de construction des 14 premiers postes de péage automatiques sur les routes camerounaises. Le gouvernement a fini par trouver un partenaire privé pour réaliser ce projet annoncé depuis 20094 il y a 11 ans.

Le 18 mai 2020, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a signé le contrat de Partenariat public-privé (Ppp) qui va permettre au groupement d’entreprises Razel-Bec/So-ciété Egis Projects Sa de réaliser les nouvelles infrastructures sur plusieurs axes routiers du pays.

Il y en aura sur la Nationale n°3 (Yaoundé-Douala-Limbé-Idenau), notamment à Mban-komo, Mboumnyebel, Edea et Tiko. Sur le linéaire Yaoundé-Bafoussan-Bamenda, des postes de péage flambant neufs seront construits à Nkometou, Bafia, Bayangam et Matazem. Les automobilistes de la route Douala-Bafoussam trouveront un nouveau décor à Mbanga, Manjo et Bandja. Sur l’axe Ba-foussam-Foumbot, un poste de péage automatique sera érigé à Foumbot. Un autre verra le jour sur le tronçon Dschang-Bamou-goum. L’accès de l’aéroport de Nsimalen sera aussi soumis au système de péage automatisé.

Le prix du ticket ne changera pas. Les 500 F.Cfa actuellement pratiqués seront maintenus. Mais le niveau des recettes est appelé à dépasser largement les performances de l’heure. En 2019, le Programme de sécurisation des recettes routières (Psrr), placé sous la tutelle du ministère des Finances, situait à 5,5 milliards F.Cfa la moyenne annuelle des recettes générées par l’ensemble des 45 postes de péage routiers du pays.

Dès la mise en service des 14 postes automatisés, il est attendu 7 milliards F.Cfa sur l’année 2021. La courbe sera croissante pour atteindre 53,59 milliards en l’an 2039. C’est la date de fin du contrat avec le partenaire privé. Celui-ci construira les infrastructures, les exploitera et reversera à l’Etat du Cameroun des recettes qui iront croissantes. Elles partiront de 5,482 milliards en 2021 pour atteindre 48,995 milliards en 2039.

Partenariat public-privé

Le gouvernement a pris l’option d’un partenariat public-privé pour le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance des 14 postes de péage automatiques. Le projet nécessite un investissement initial de 28,94 milliards F.Cfa que doit consentir l’adjudicataire. L’Etat lui versera un loyer fixé à 8,76 milliards F.Cfa par an.

Selon le ministre Nganou Djoumessi, cette offre était la moins élevée. Ce qui a convaincu le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, à attribuer le marché au groupement d’entreprises Razel-Bec/Société Egis Projects Sa. A la suite de l’appel public international à manifestation d’intérêt, dix groupements d’entreprises avaient fait acte de candidature. La passation du marché a été conduite dès juin 2016 par le ministère des Travaux publics appuyé techniquement par le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa) ainsi que la Commission spéciale des contrats de partenariat.

En ces temps de pandémie mondiale de Covid-19, la signature du contrat, le 18 mai 2020, a eu lieu au cours d’une cérémonie en vidéoconférence. Au Cameroun, dans la salle de réunion du ministère des Travaux publics, le ministre Nganou Djoumessi était accompagné de ses plus proches collaborateurs et, surtout, d’un représentant de Tollcam, une société de droit camerounais, membre du groupement adjudicataire du projet. A Paris en France, le contrat a été paraphé par Laurent Fayat, le directeur général du groupe Fayat, la maison mère de Razel-Bec.

Au niveau de chaque poste de péage automatique, l’infrastructure commencera par une zone d’entonnement (zone d’approche) comprenant une chaussée de deux voies chacune (2 x 3,50 m de largeur), deux accotements de 2 m de largeur chacun. Quant à la plateforme de péage proprement dite, elle présentera deux chaussées en structure rigide de deux voies chacune séparées par des ilôts, deux trottoirs de 1,50 m de largeur chacun, un système de communication avec les usagers au moyen d’un site web, des équipements et cabines péagers, des équipements de signalisation et d’exploitation.

Le poste de péage s’étendra à un bâtiment R+1, un parking et une voirie d’accès sécurisé spécifique, un groupe électrogène et sa dalle, l’ensemble des réseaux et équipements, l’assainissement et les clôtures. Enfin, des espaces marchands seront aménagés en amont et aval du poste de péage, au niveau des zones de stationnement.

Source: Le Jour

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