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Cinéma africain: la série « Maîtresse d’un homme marié » cumule des millions de vues

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Cinéma africain: la série « Maîtresse d’un homme marié » cumule des millions de vues

Cinéma africain: la série « Maîtresse d’un homme marié » cumule des millions de vues

Cette fiction sénégalaise relatant les aventures de Marème, Lalla, Djalika, Racky et Dior cumule des millions de vues et déchaîne les passions sur la Toile.

Finie l’époque où les femmes n’avaient d’yeux que pour les télénovélas d’Amérique latine. Place aux séries télévisées faites par les Africains, pour un audimat africain, avec des scénarii savamment ficelés et portés par des acteurs qui en jettent. La tendance a été inversée depuis quelque temps par une jeune journaliste sénégalaise, Kalista Sy. C’est à elle qu’on doit le scénario alléchant et palpitant de la série à succès « Maîtresse d’un homme marié ».

Elle lève le voile sur le quotidien des femmes sénégalaises, sous l’emprise du poids de la tradition et présente leur calvaire dans les foyers polygamiques.

Diffusée en wolof sur YouTube et la chaîne de télévision sénégalaise, 2Stv, depuis le 25 janvier 2019, la forte audience de cette série aurait contribué à sa diffusion sur A+ (en français dans le texte) depuis le 8 avril dernier.

Ce feuilleton produit par le groupe Marodi braque les projecteurs sur cinq femmes aux caractères différents, mais qui seront liées par la polygamie, la trahison, et l’adultère, entre autres. C’est l’histoire de Lalla Piem N’diaye, épouse parfaite et soumise de Cheikh Diagne.

Les deux filaient le parfait amour jusqu’à ce que son mari rencontre Marème Dial, une jeune dame émancipée, élégante, pleine d’assurance et qui se fout des clichés. Elle réussit à faire tourner la tête à Cheikh et devient sa deuxième épouse. D’un autre côté, on a Djalika, celle qui répond à cette image que la société a dressée de la femme typique africaine, encaissant tout au nom de la tradition.

Elle finit par s’en affranchir et demande le divorce à son mari irresponsable et alcoolique qui la battait tout le temps. Contre toute attente, celui-ci va épouser Dior, la meilleure amie de son ex-femme. « Maîtresse d’un homme marié », c’est aussi une immersion dans le quotidien des femmes victimes de viol.

La série est devenue un véritable phénomène de société réunissant des millions de téléspectateurs. Mais elle s’est très vite retrouvée au centre des polémiques. Motif : les thématiques qui y sont abordées. Certaines scènes sont jugées osées, et le personnage sulfureux de Marème Dial, la maîtresse qui assume son rôle sans complaisance, fait rougir.

Une pilule difficile à avaler par la société sénégalaise en majorité « musulmane et conservatrice ». « Son franc-parler comme ses rapports hors mariage, assumés, détonnent dans le paysage télévisuel sénégalais et divisent le pays », peut-on lire sur un site web sénégalais.

De nombreuses associations comme le Comité de défense des valeurs morales du Sénégal ou l’ONG islamique Jamra se sont élevées contre cette fiction pour « dépravation des mœurs », « comportements déviants » et « promotion de l’obscénité ». En attendant le verdict du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, « Maîtresse d’un homme marié », réalisée par Baye Moussa Seek, continue de faire le bonheur de ses fans.

Cette série alliant tradition et modernité a également marqué les esprits pour la qualité de son scénario et des images, mais aussi pour la performance remarquable des acteurs et la promotion de la culture sénégalaise.

Source: Cameroon Tribune

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