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Symbole de la nation: quand le drapeau camerounais perd sa valeur

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Symbole de la nation: quand le drapeau camerounais perd sa valeur

Symbole de la nation: quand le drapeau camerounais perd sa valeur

Tout le respect jadis voué à ce symbole de l’Etat a cédé la place au trafic d’influence et à l’arnaque qu’en font certains compatriotes de Paul Biya.

Acquis dans un contexte de terreur et de bain de sang, le drapeau camerounais n’est plus qu’un objet banal, trivial que n’importe quel individu, pis quidam utilise à ses fins.

Les hautes autorités de la République ne semblent plus accorder du crédit à ce symbole fort de la patrie, mieux de l’Etat.

Aujourd’hui, les responsables au nom de l’administration, des organisations privées, des individus à la moralité douteuse et mêmes des étrangers, ont trouvé en ce drapeau, un paravent, un cache-sexe pour se soustraire aux contrôles, un véritable trafic d’influence à condamner absolument avec la dernière énergie.

Seulement, ceux sur qui l’on doit compter pour mettre un frein, semblent s’accommoder à cet abus.

Dans l’opinion, on avoue pince-sans-rire que « le chef de terre » considère ceux qui abusent du drapeau national comme leurs terrains de chasse.

« Ils leur donnent l’impression qu’ils sont dépositaires d’une parcelle de l’autorité de l’Etat et en profitent pour leur arracher des cadeaux », dénonce un citoyen lambda, qui ajoute : « Cette utilisation absolue est également observable dans nos administrations.

Et aussi curieux que cela puisse paraître, cela va souvent de pair avec l’effigie du chef de l’Etat ; justement pour démontrer la délégation de pouvoir par le président Paul Biya, histoire d’influencer et développer des surdimensionnés ».

Certains chefs interrogés affirment que : « l’autorité administrative le leur accorde parce que leurs bureaux sont leurs propres domiciles ». Les responsables de l’administration, quant à eux, restent muets sur la question.

Les administrations privées ne sont pas en reste la plupart de bureaux de l’administration privée, on procède comme les autres. Il n’est pas jusqu’aux simples individus dont les voitures ont à l’avant comme à l’arrière, le drapeau camerounais ou « laissez-passer : présidence de la République ».

Qui plus est, l’influence de ce drapeau est encore visible lors des manifestations publiques. Même ceux qui ne font pas partie de la délégation officielle, à l’entrée de nos stades, trouvent en le drapeau camerounais, l’occasion en or de se défiler des contrôles de tous ordres.

Non pas que l’usage de ce symbole de l’Etat leur soit interdit, mais il y a des occasions au cours desquelles, la manifestation du nationalisme ou encore du patriotisme, ne peut être que saluée.

« L’on ne saurait, par exemple, interdire aux Camerounais de s’habiller en vert, rouge et jaune lorsqu’ils supportent une sélection nationale en compétition internationale ».

De là à déduire que le symbole de l’Etat et du patriotisme fasse l’objet ou le paravent d’un trafic d’influence quelconque, il y a un pas qu’il faut éviter de franchir.

Source: Le Zénith

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