Le thème de la 5 le édition de la fête nationale est connu .“Forces de défense et peuple camerounais, en symbiose pour la sauvegarde de la paix et de l’unité nationale, socle d’un Cameroun fort et prospère”.
Le choix de ce thème parle chef de P Etat n’est pas fortuit. Il traduit la relation fusionnelle entre le peuple et l’armée dans la préservation des idéaux de stabilité et de prospérité. Dans un contexte caractérisé par l’explosion des revendications communautaristes et des velléités irrédentistes, le chef de l’Etat et chef des armées, réaffirme ces valeurs de solidarité sur le socle d’un “vouloir vivre-ensemble« .
Le “vouloir vivre-ensemble”, tel est d’ailleurs le thème du concours artistique et culturel lancé par le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, ouvert aux civils et dont les résultats seront bientôt connus. Une volonté supplémentaire de l’armée, de ne pas vivre en vase clos.
Les Forces de défense ont la mission de préserver l’intégrité territoriale et de protéger les hommes et les biens. S’il n’y a pas de prospérité possible dans
un contexte d’instabilité, il est tout aussi vrai que la paix et l’unité nationale, sont des quêtes permanentes. Celles-ci ont été fragilisées ces dernières années dans la partie septentrionale parla secte obscurantiste Boko Haram, au Nord-ouest et au Sud-ouest par les activistes de l’autonomisme anglophone, à l’Est par les incursions récurrentes des bandes armées qui se battent en Centrafrique.
Le sentiment d’injustice sociale et d’iniquité dans la redistribution des fruits de la croissance, a servi de terreau fertile à la montée de l’incivisme généralisé sur fond d’un sentiment anti élite, mieux encore, anti système. Il n’est donc pas superflu d’insister sur cet idéal du “vouloir vivre-ensemble » qui solidifie les liens.
L’armée Camerounaise est aujourd’hui engagée dans de multiples actions civilo-militaires. La médecine militaire, le génie militaire, les activités sportives et culturelles des forces armées et police (Fap), contribuent à réduire le clivage entre le peuple et l’armée. Bien plus, les Forces de défense ont été aidées dans des opérations sécuritaires à travers le renseignement prévisionnel, fruit de cette symbiose Armée – Nation.
La 51e édition de la fête nationale se célèbre donc dans un contexte où l’armée Camerounaise est engagée sur plusieurs fronts. Au-delà du coup économique et humain de ce déploiement sécuritaire, par le choix du thème de cette année, le chef de l’Etat rappelle à chacun la mission d’attachement à la Mère-Patrie. Plus qu’une injonction éthique, c’est une sorte de mystique républicaine.
Max Mpandjo (L’Indépendant)







