Cameroun Actuel

18 mois pour un retour à la normalité constitutionnelle au Tchad

Appui à la transition en cours au Tchad, accroissement des ressources de l’organisation et de la Force multinationale mixte sont entre autres décisions du Sommet extraordinaire de la Commission qui s’est tenu hier à Abuja au Nigeria.

La Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) a décidé d’accompagner l’un de ses Etats membres, le Tchad en l’occurrence, qui traverse une période de turbulence depuis le décès brutal du Maréchal-président, Idriss Deby Itno le 20 avril 2021.

Les travaux du Sommet extraordinaire de la CBLT, convoqués hier à Abuja au Nigeria, à l’initiative du président Muhammadu Buhari, par ailleurs président en exercice de l’organisation sous-régionale, et qui ont vu la participation du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh en sa qualité de représentant du président de la République, ont du reste rendu hommage au défunt président de la République du Tchad pour son implication « dans la lutte contre le terrorisme et les autres activités criminelles transfrontalières ».

Les chefs d’Etat et de délégations ont dès lors exhorté la communauté internationale à soutenir « le processus de transition au Tchad en vue d’un retour à la normalité constitutionnelle dans le délai de 18 mois annoncé », peut-on lire dans le communiqué final des travaux. Ils ont par ailleurs noté que la situation en Libye « est intimement liée à la détérioration de la situation sécuritaire non seulement au Tchad, mais aussi dans le Bassin du Lac Tchad et au Sahel en général.

Les travaux de la capitale fédérale du Nigeria ont néanmoins salué les efforts déployés jusqu’ici par les pays membres de la CBLT pour faire face aux défis sécuritaires dans le Bassin du Lac Tchad. Pour perpétuer cette situation, le renforcement de la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme reste l’une des clés, ont reconnu les chefs d’Etat et de délégations à l’issue du huis clos qui a caractérisé ces travaux.

L’une des manifestations de cette volonté de tordre définitivement le cou au terrorisme est la décision d’accroître le soutien des Etats membres à la Commission et à la Force multinationale mixte (FMM) « pour leur permettre de s’acquitter convenablement de leurs missions ». L’expérience camerounaise de démobilisation et de réintégration des ex-combattants à fait école.

C’est ainsi que les pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad ont exhorté la communauté internationale « à mettre en place un programme de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réinsertion des ex-combattants étrangers expulsés de Libye ». Un appel qui fait suite à la décision des autorités libyennes d’expulser tous les combattants étrangers de leur territoire.

Attitude du reste fort appréciée par les chefs d’Etat, de gouvernement et de délégations qui ont pris part aux travaux d’Abuja. La rencontre extraordinaire de la capitale fédérale du Nigeria hier a sonné comme une remobilisation des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad face à la persistance du terrorisme mené dans cette partie du continent par des organisations comme Boko Haram. Un combat dans lequel le Cameroun entend apporter pleinement sa contribution.

Cameroon tribune

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